Algérie

« Le chemin que nous avons parcouru, nous le devons beaucoup à l'Algérie »

« Le chemin que nous avons parcouru, nous le devons beaucoup à l'Algérie »
Au terme de l'audience qu'il a accordée au ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, le président malien a salué l'engagement constant et sans faille du chef de la diplomatie algérienne pour le règlement de la crise malienne. « Nous sommes heureux que nous frères des groupes armés et nous-mêmes, nous nous soyons mis d'accord pour ne plus errer, çà et là, et nous retrouver en Algérie pour discuter des problèmes qui concernent notre pays et inchallah nous entendre sur l'essentiel qui est de redessiner la gouvernance du pays et répondre aux besoins actuels et chaque communauté en son sein s'y sente pleinement à l'aise », relève-t-il soutenant que « personne ne pouvait engager le développement d'un pays sans la réalisation de la paix ». « Il fallait que chacun de nous en soit totalement imprégné de cette idée », dit-il. « Nous ne sommes pas des hommes à tricher et il y a un moment absolument fabuleux à saisir pour nous tous et une grande chance pour le Mali », affirme-t-il, soulignant qu'« il y a urgence absolue à ce que les fils du Mali du Nord au Sud, de l'Est à l'Ouest, Blanc ou Noir, se donnent la main pour bâtir ce pays ». « Le chemin que nous avons parcouru et le niveau que nous avons atteint, nous le devons beaucoup à nos frères d'Algérie » et « au plus fort de la crise malienne, sous les formes les plus diverses, l'appui multiforme de l'Algérie n'a jamais manqué au Mali », rappelle-t-il. Evoquant la tenue de la phase initiale du dialogue intermalien devant avoir lieu ce mois de juillet à Alger, il a indiqué qu'elle « ne sera en aucun cas un rendez-vous manqué », affirmant que « nous serons à ce rendez-vous à c?ur ouvert pour échanger avec nos frères, pour la reconstruction d'un avenir radieux pour nous tous ». La phase initiale du dialogue entre le gouvernement malien et les six mouvements activant au Mali sera lancée avec notamment la médiation de l'Algérie. Le dialogue devra regrouper le gouvernement malien avec les représentants des six mouvements que sont le Mouvement arabe de l'Azawad (MAA), la Coordination pour le peuple de l'Azawad (CPA), la Coordination des Mouvements et Fronts patriotiques de résistance (CM-FPR), le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) et le Haut conseil pour l'unité de l'Azawad (HCUA). Le MAA, le CPA et le CM-FPR ont signé, en juin dernier, une plateforme préliminaire d'entente visant à trouver une solution définitive à la crise malienne et à travers laquelle ils ont réaffirmé le plein respect de l'intégrité territoriale et de l'unité nationale du Mali. Le MNLA, le HCUA et le MAA, qui avaient affirmé leur volonté d'?uvrer à la « consolidation de la dynamique d'apaisement en cours et de s'engager dans le dialogue intermalien inclusif », ont signé, quant à eux, la « Déclaration d'Alger » Lamamra, qui est arrivé mardi dernier à Bamako, première étape d'une tournée qui le mènera au Burkina Faso et au Ghana, a exposé, dans la capitale malienne, au secrétaire général adjoint de l'ONU pour les opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous, et au représentant spécial du SG de l'ONU, le chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali (Minusma), Bert Koenders, les efforts de l'Algérie tendant au lancement du dialogue intermalien. Les deux responsables internationaux l'ont assuré du soutien des Nations unies à l'action « positive » menée par l'Algérie et affirmé leur engagement à contribuer à son succès.


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