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Le BEM 2013 commence bien Les sujets abordables, les candidats décontractés


Le BEM 2013 commence bien Les sujets abordables, les candidats décontractés
Comme pour le baccalauréat 2013, les épreuves de la première journée du BEM 2013 étaient hier à la portée de tous les candidats. Sujets clairs, abordables et pas du tout longs ou compliqués. Quatre matières au menu : langue arabe et physique le matin, éducation civique et celle islamique l'après-midi. Dans leur grande majorité, les candidats, filles et garçons, sont sortis des salles d'examen sans afficher la moindre inquiétude ou un quelconque sentiment de frustration ou de colère. Visages paisibles, le sourire aux lèvres, tout a l'air de bien marcher pour cette première journée d'examen final, décisif. Fait à relever, c'est plutôt le scandale qui a marqué l'épreuve de philosophie pour les candidats au baccalauréat qui est revenu, encore une fois, dans les discussions, entre enseignants, parents, simples citoyens et candidats eux-mêmes, plus que ces premiers sujets de l'examen du BEM. «Après ce qui s'est passé au bac, on doit s'attendre à tout. Tout cela parce qu'il n'y a pas de véritable autorité et plus encore d'éducation citoyenne. C'est tout le monde qui a tendance à recourir à la protestation, voire à la violence, pour faire entendre ses revendications. Des revendications qui ne sont pas forcément justes et raisonnables» lance une femme, la cinquantaine, mère d'un élève candidat au BEM. Selon elle, son fils est bien sage et est très sérieux dans son travail : «Moi, je crains que ça vienne des autres comme cela a été le cas pour l'épreuve de philosophie au bac. Rien ne justifie le comportement de ces candidats qui sont allés jusqu'à menacer et intimider leurs enseignants, sortir dans la cour et appeler leurs amis pour leur donner les réponses aux questions contenues dans le sujet d'examen et revenir en classe comme si de rien n'était. Ce qui s'est passé est grave. Très grave. Il faut mettre un terme à ces agissements.» Un candidat au BEM, interrogé sur ce fait, affirme que ses aînés ont peut être raison d'agir de la sorte : «Peut être qu'ils ont raison. Peut être que le sujet était trop difficile'J'espère qu'on n'aura pas à vivre ce genre de situation.» Et ce même élève de dire sa désolation de voir le niveau scolaire se dégrader et l'intérêt accordé aux études s'amenuiser : «C'est le laisser aller total. On ne sait pas qui en est responsable mais une chose est sûre, les conditions actuelles ne donnent pas envie d'aller à l'école. Quand je vois des camarades de classe sortir avec des cigarettes et se permettre un certain langage avec les enseignants, cela me décourage. Mais là aussi, j'insiste, ce n'est peut être pas leur faute. Les causes de ce malaise sont à chercher ailleurs.» Une position et un avis fortement soutenus par des enseignants et des parents : «C'est vrai, ils ont une part de responsabilité mais pas toute la responsabilité. Le mal est dans l'école de façon générale. Dans le système éducatif. Les réformes adoptées s'avèrent un grand échec. Il est temps de procéder à une révision réelle de ces réformes. Il faut faire le bon diagnostic, associer tous les partenaires et remédier aux erreurs passées.» Les épreuves du BEM 2013 se poursuivent aujourd'hui et demain à travers tout le pays. Mêmes sujets et mêmes horaires pour tous les candidats.
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