Algérie

La tutelle interpellée

La tutelle interpellée
Il semble que la voix des enseignants contractuels ne trouve pas l'écho escompté. Ayant entamé une énième action de contestation dans le but d'arracher leur revendication principale, à savoir l'intégration sans condition et sans concours, les manifestants ayant organisé une marche imposante depuis Béjaïa ont été stoppés par les forces de l'ordre au niveau de Boudouaou.Il semble que la voix des enseignants contractuels ne trouve pas l'écho escompté. Ayant entamé une énième action de contestation dans le but d'arracher leur revendication principale, à savoir l'intégration sans condition et sans concours, les manifestants ayant organisé une marche imposante depuis Béjaïa ont été stoppés par les forces de l'ordre au niveau de Boudouaou.Face à cette situation, les enseignants contractuels ont décidé de passer à la vitesse supérieure et ne semble pas faire marche arrière. Ils décident de poursuivre leur grève de la faim après le dialogue rompu avec l'administration composée du chef de cabinet du ministère de l'Education, du conseiller de la ministre de l'Education, du DRH, des directeurs d'éducation de Boumerdès, Annaba et Alger, dimanche dernier à Boumerdès.Les contractuels ont décidé de continuer leur contestation jusqu'à la satisfaction de leur revendication au ministère de tutelle et auprès de la direction générale de la Fonction publique afin que leur expérience professionnelleprise en compte lors du concours.Les organisations de la société civile appellent au calme tout en dénonçant cette énième répression, tout en exprimant leur solidarité aux enseignants protestataires. Même son de cloche auprès des citoyens abordés dans les rues, cafés et transports. Ces derniers affirment leur soutien aux protestataires. Selon eux "rien ne s'offre, tout s'arrache".Et d'ajouter qu'en Algérie, "il n'y a ni transition démocratique, ni dialogue social : il n'y a que la guerre sociale contre les classes populaires". Nos interlocuteurs nous font remarquer que "le pouvoir a toujours cherché à institutionnaliser les oppositions, intégrer la société dite civile, récupérer et détourner les revendications, à épuiser les mobilisations en les laissant isolées, en opérant parfois des concessions formelles.Il a réussi à intégrer, acheter, corrompre les oppositions, à gagner du temps en jouant sur le renouvellement de la façade démocratique et par l'instauration d'un pseudo dialogue social". C'est ainsi qu'il a pu concéder une marge à la contestation, opérer une répression sélective, tout en s'assurant que ne se construise pas une force enracinée, sociale et politique, capable d'articuler les luttes autour des perspectives communes.Face à cette situation, les enseignants contractuels ont décidé de passer à la vitesse supérieure et ne semble pas faire marche arrière. Ils décident de poursuivre leur grève de la faim après le dialogue rompu avec l'administration composée du chef de cabinet du ministère de l'Education, du conseiller de la ministre de l'Education, du DRH, des directeurs d'éducation de Boumerdès, Annaba et Alger, dimanche dernier à Boumerdès.Les contractuels ont décidé de continuer leur contestation jusqu'à la satisfaction de leur revendication au ministère de tutelle et auprès de la direction générale de la Fonction publique afin que leur expérience professionnelleprise en compte lors du concours.Les organisations de la société civile appellent au calme tout en dénonçant cette énième répression, tout en exprimant leur solidarité aux enseignants protestataires. Même son de cloche auprès des citoyens abordés dans les rues, cafés et transports. Ces derniers affirment leur soutien aux protestataires. Selon eux "rien ne s'offre, tout s'arrache".Et d'ajouter qu'en Algérie, "il n'y a ni transition démocratique, ni dialogue social : il n'y a que la guerre sociale contre les classes populaires". Nos interlocuteurs nous font remarquer que "le pouvoir a toujours cherché à institutionnaliser les oppositions, intégrer la société dite civile, récupérer et détourner les revendications, à épuiser les mobilisations en les laissant isolées, en opérant parfois des concessions formelles.Il a réussi à intégrer, acheter, corrompre les oppositions, à gagner du temps en jouant sur le renouvellement de la façade démocratique et par l'instauration d'un pseudo dialogue social". C'est ainsi qu'il a pu concéder une marge à la contestation, opérer une répression sélective, tout en s'assurant que ne se construise pas une force enracinée, sociale et politique, capable d'articuler les luttes autour des perspectives communes.


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