Algérie

La "provocation" de trop!

La
Contradictions entre le discours du gouvernement français et les pratiques déloyales des constructeurs d'automobiles«Je rappelle que la France est le premier partenaire économique, entend le rester et même entend encore développer sa présence. Il y a l'installation (en Algérie) d'entreprises importantes: Renault, Sanofi, Alston et bientôt encore Peugeot», a déclaré M.Hollande le 15 juin 2015 à l'aéroport Houari-Boumediene.Ces propos signifient bien que les rapports entre les deux pays sont au beau fixe. Il se trouve néanmoins que quelques jours seulement après la visite éclair à Alger du président Hollande, Carlos Tavares, le P-DG de PSA Peugeot-Citroën a signé, ce vendredi 19 juin 2015, en présence du roi du Maroc, Mohammed VI, un accord pour l'implantation d'une nouvelle usine de la marque au Lion dans la quatrième ville industrielle dans une zone franche, à Kenitra, au nord de Rabat.Le constructeur français devrait investir 500 à 700 millions d'euros dans cette nouvelle unité industrielle et produire 90 000 véhicules avec la possibilité de doubler, à terme, sa production.Est-ce un retournement de veste de la part de la France de Hollande'On ne peut pas aller jusqu'à cet extrême, d'autant que le partenariat algéro-français concerne d'autres filières industrielles tout aussi importantes et qui donnent de bons résultats, indépendamment de toute interprétation tendancieuse.Seulement, dans l'industrie mécanique précisément, l'Algérie et la France ne sont pas dans une logique gagnant-gagnant.On a la nette impression qu'en France et en Algérie de puissants lobbies opèrent pour donner au Maroc le statut de puissance industrielle régionale, au détriment de l'Algérie.Sinon, comment expliquer les contradictions entre le discours du gouvernement français et les pratiques déloyales des constructeurs d'automobiles' Cette distance entre la parole et l'acte, amène à créditer la thèse du lobbying qui ne pourra être combattu qu'en Algérie à travers des décisions tout aussi claires que courageuses, estiment les observateurs de la scène économique nationale.La solution pourrait passer par le contingentement des importations de véhicules de marque française, histoire de couper les ailes à ces lobbies qui veulent financer l'industrie mécanique marocaine par l'argent des Algériens.Il est entendu que la coopération algéro-française est plus forte que les lobbies.Aussi, les montées au créneau des ministres de l'Industrie et du Commerce visent à affaiblir un cartel qui dispose, il faut bien le reconnaître, d'une force de frappe remarquable.


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