Algérie

La préservation primordiale du Coran

La préservation primordiale du Coran La mémorisation : dans l’ensemble du monde musulman l’on mémorise le Coran par cœur, dès le jeune âge des enfants. Ce procédé n’est pas limité à ceux qui comprennent le Coran mais les dépasse également pour couvrir les non arabophones, seul au Pakistan, on a recensé cent cinquante milles personnes qui apprennent le Coran par cœur chaque année.. Tout en sachant que la plupart d’eux sont des enfants qui n’ont aucune initiation juridique du Coran. Et c’est là où réside le miracle de préservation primordiale accordée uniquement à ce Livre. La prédisposition : la communauté musulmane est celle qui s’exerce constamment à apprendre son patrimoine religieux par cœur, c’est un atout qui la caractérise seule sans pareil parmi les autres peuples, car en plus du Coran, on mémorise la Tradition prophétique à partir de ces recueils les plus valides comme Boukhârî, Mouslim, ainsi que les livres de la sunna d’Ibn Mâjâ, Tirmidhî, Nasâ’î, Abû Dâwoûd, etc.Cette facilité d’apprentissage du Coran revient en premier degré à la nature du Coran même et à la promesse divine dans laquelle Dieu s’est chargé lui-même de conserver le livre révélé : « Nous ne faisons descendre les Anges qu’avec la vérité ; et alors, il ne leur sera pas accordé de répit. » (Le Hijr 9). Ibn Taymiyya a dit : « notre communauté se distingue des autres communautés par la mémorisation de son livre, car si jamais ce Coran se perdrait des supports, il ne se perdra jamais des cœurs des croyants. ». (majmu‘ al-fatâwâ, 17/436). La transcription du Coran : dès le début de la révélation le prophète a demandé aux scribes de transcrire le Coran sur des supports partiaux, comme les nervures de palmiers, les omoplates, les pierres lisses, les peaux des animaux, etc. Tout au début et par crainte d’amalgamer le Coran avec le hadîth, le prophète a recommandé à ses compagnons de ne pas écrire autre chose avec le Coran en leur disant : « celui qui a écrit quelque chose en dehors du Coran qu’il l’efface.» (Muslim), mais par la suite cette interdiction précautionneuse fut enlevée par le prophète lui-même. Ce qui est sûr, c’est qu’avant que le prophète ne rejoigne son seigneur la totalité du Coran fut transcrite sur des parchemins partiaux. Abû Bakr le véridique a déployé tous ses efforts pour collecter le Coran avec l’encouragement de ‘Umar Ibn Al-Khattâb. Car après la bataille de Yamâma pendant le soulèvement des renégats plusieurs savants du Coran sont morts ce qui a poussé les responsables de la communauté de prendre conscience du danger qui guette le livre de Dieu. Alors, la plus haute autorité de l’islam s’est chargée d’accomplir cette lourde tache en la planifiant, la dirigeant et en chargeant les gens compétents pour l’accomplir. Zayd Ibn Thâbit fut celui à qui on a attribué ce travail honorable grâce à sa grande expérience dans ce domaine, que ce soit dans la transcription de la révélation ou dans sa calligraphie. Sa méthode se résume en ce qui suit : Consulter tout ce qui a été écrit devant le prophète. Comparer avec tout ce qui fut appris par cœur par les gens, en plus de deux témoins dans le dessein de s’assurer de l’authenticité de l’écrit. Suite à cela Zayd Ibn Thâbit a réussi à exécuter la tache la plus difficile pour lui, il a même dit : « Il m’aurait été préférable de transporter des montagnes que d’accomplir cette tache. ». Malgré cette hésitation il a terminé son travail de la plus belle façon en constituant le corpus officiel du Califat d’Abou Bakr. Après la mort d’Abû Bakr ce fut ‘Umar qui l’a préservé, jusqu’à ce que Hafsa sa fille l’a hérité après sa mort pour le donner à ‘Uthmân suite à sa demande. La collecte de Othman : après la bataille d’Arménie et d’Azerbaidjan, un grand compagnon qui s’appelle Houdayfa vint informer le Calife Othmân de la divergence qui a secoué les gens pendant cette fameuse expédition militaire. Il a demandé à Othmân de ne garder qu’une seule version du Coran et de constituer un unique exemplaire (prototype) qui sera retranscrit par la suite dans six ou sept exemplaires puis les envoyer dans quatre coins du pays afin de rassembler les gens sur une seule lecture sinon un exemplaire coranique. Car en effet, peu avant on avait vu les Damascins refuser toutes les autres variantes de lectures pour ne suivre que celle d’Oubay Ibn Ka‘b, et les Irakiens n’accepter que la lecture d’Ibn Massoud, et d’autres n’adopter que celle d’Abou Moussa Al-Achaari, etc. Tous ces évènements exposées par Houdayfa Ibn Al-Yamân ont incité le Calife à engager Zayd Ibn Thâbit à la tête d’un comité formé par Abdallah Ibn Al-Zoubayr, Sa‘îd Ibn Al-‘âç, Abd Al-Rahmân Ibn Al-Hârith Ibn Hishâm pour la seconde fois à assembler le Coran dans un seul C. O. C. (corpus officiel clos) ce qui a été fait. Juste après avoir terminé la constitution de la vulgate unique, on a recopié et envoyer sept exemplaires dans chaque grande ville des contrées lointaine comme l’Egypte, la Syrie, l’Iraq, le Yémen, et le territoire d’après le grand fleuve. Dr. Tahar Mehdi
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