Algérie

La place de l’art en Islam


La place de l’art en Islam Les textes de la tradition du Prophète Ces textes nous ont révélé certaines des intentions qui pouvaient être à l’origine de la confection des sculpteurs à l’époque du Prophète. Abu Horaïra rapporte que le Prophète a dit: «Dieu a dit: les plus iniques, sont ceux qui imitent ma création, qu’ils essayent de créer un atome, un grain ou un épi d’orge». Aïcha rapporte que le Prophète a dit: «Ceux qui souffriront le plus le jour de la Résurrection, les orgueilleux qui ont voulu identifier leur oeuvre à celle d’Allah». Tabari pense qu’il s’agit ici de celui qui conçoit une image afin de lui rendre consciemment un culte, il sera dans le même rang que la famille de Pharaon; celui par contre dont ce n’est point l’intention n’est engagé que par son seul acte.Partant de là, il nous semble évident que l’interdiction ne touche que les reproductions associées à Dieu. Ibn Abbas rapporte avoir entendu le Prophète dire: «Tout reproducteur d’images est en enfer où son âme se multipliera en un nombre égal aux images qu’il aura façonnées». Il est dit dans un hadith où manque une chaîne de transmission: «Celui qui dessine une image ici-bas sera, au jour du jugement, chargé de lui souffler une âme, et il n’en fera rien». Le Prophète nous relève la cause de cette incapacité, à savoir que nul ne peut se comparer à Dieu qui, Lui, est le Seigneur qui a donné aux créatures une forme, leur a insufflé une âme et les a gratifiées de la vie. La «Mudahat» (Le fait de se comparer au Créateur) est expliquée par certains exégètes à partir du hadith où le Prophète dit: « Ils veulent imiter Dieu dans Sa création «. C’est-à-dire que leur œuvre picturale imite la création divine qui, elle, possède une âme. Celui donc qui produit une image humaine ou animale en vue de l’adorer connaîtra les feux de l’enfer en raison de sa mécréance, mais celui dont l’intention est loin de l’associationnisme est seulement pervers. Enfin, celui qui dessine une figure inanimée qui n’est que le fruit de l’imagination pure comme un être humain avec des ailes par exemple, ne commet aucun péché. Il est donc évident que l’acte interdit se trouve être celui d’une personne dont le dessein est d’imiter Dieu dans sa création. Mais quand l’acte de dessiner n’est accompagné d’aucune des intentions signalées plus haut, nous ne voyons quant à nous, ni mécréance ni perversion, comme, par exemple, un agriculteur qui fabrique un épouvantail pour éloigner les oiseaux de son champ en vue d’assurer une bonne récolte, ou bien encore un enseignant et un chirurgien qui utilisent des prothèses représentant le corps humain comme support à l’enseignement de la biologie et de la chirurgie. D’après Ibn Hatem, d’après Saïd Ibn Jabir, Adi Ibn Hatem et Zaïd Ibn El Mouhallal, tous deux de la tribu de Tay’, ont demandé au Prophète : «Ô envoyé de Dieu, nous utilisons les chiens et les faucons pour la chasse, et les chiens de la tribu de Dhorayh sont dressés pour chasser les onagres et les antilopes; qu’est-ce qui nous est rendu licite de cette chasse alors que Dieu a interdit la chair de la bête morte? Alors le verset dont il est question fut révélé pour leur rendre licite le gibier provenant de la chasse par des chiens dressés. La tradition (Sunna) a par la suite permis qu’on dresse des chiens en vu de garder les champs. Ensuite, et par analogie, on a étendu cette permission aux chiens de garder des maisons et des commerces. Ces exceptions à la règle générale ont été retenues par miséricorde divine et par égard à l’être humain, à qui Dieu a voulu rendre la vie plus commode. Suite et fin Dr Othman Al Tuwayjri
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