Algérie

La pagaille des constructions illicites Accaparement de l'espace urbain à El MIlia (Jijel)

Ce genre d'actes répréhensibles, qui devient banal, redouble de férocité lors des échéances électorales.
Profitant d'un laxisme qui ne dit pas son nom ou d'une complicité inavouée, des gens s'adonnent à la construction illicite, agressant bien des terrains. Dans la ville d'El Milia, où les réserves foncières se rétrécissent telle une peau de chagrin, on ferme les yeux sur toutes ces constructions qui prennent forme de jour comme de nuit. La cadence de ce fléau a pris un rythme plus élevé qu'avant. Dans chaque quartier, il y a une maison ou un garage qui pousse sans la moindre autorisation. Le dossier des constructions illicites a d'ailleurs fait couler beaucoup d'encre depuis un certain temps avec, notamment, ces agressions signalées contre le tissu foncier agricole.
Des dossiers ont été transmis aux services concernés, mais aucune décision n'a été prise pour stopper l'élan arrogant des auteurs de ces constructions. En plus des poches dans certains quartiers où l'on fait pousser des maisons, certains ont eu l'audace d'empiéter sur les limites d'un site retenu pour le projet d'un jardin public. Des parties de ce site, décrété terrain incessible, risquent de se voir grignotées, relève-t-on. Un tel constat a fait réagir une députée, qui, de sa tribune parlementaire, a tenu à dénoncer ce phénomène qui défigure tout l'espace urbain face au silence complice des responsables concernés. Les espaces verts ne sont pas épargnés dans cet élan diabolique et des parcelles entières ont servi de terrain pour des constructions illicites.
Des maisons et de grandes villas ont été érigées sur les réseaux d'assainissement et de gaz sans qu'on ne lève le petit doigt pour dire non à ces dépassements dangereux. Pendant ce temps, il est de notoriété que dans la ville d'El Milia il n'y a plus le moindre espace pour les projets d'utilité publique. Les projets d'un lycée et d'une agence postale traînent depuis des années, faute d'un terrain. Une école primaire a été casée à l'intérieur de la cour d'un CEM, par manque d'espace foncier.
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