Lundi 654e jour d'agression sioniste et 142e jour de siège total de Ghaza, l'armée génocidaire d'Israël poursuit ses massacres contre la population civile, femmes et enfants, et les personnes à la recherche d'aides alimentaires.
Le bilan du ministère de la Santé publié, hier, fait état de 1.289 victimes, dont 134 martyrs et 1.155 blessés parvenus dans les hôpitaux de Ghaza lors des précédentes 24h (dimanche), soit au total 59.029 martyrs et 142.135 blessés, depuis le 7 octobre 2023. Depuis la reprise des bombardements, le 18 mars 2025, le nombre de victimes s'élève à 8.196 martyrs et 30.094 blessés. Les massacres dans les « centres d'aide » israélo-américains se poursuivent. Lors des précédentes 24h les hôpitaux ont reçu 99 martyrs et 650 blessés, portant le nombre total de victimes parmi les demandeurs d'aide alimentaire à 1.021 martyrs et 6.511 blessés, ajoute le ministère. Hier, à 14h (localement), le nombre des victimes des bombardements israéliens sur la bande de Ghaza était de 34 martyrs et des dizaines de blessés, selon un bilan provisoire établi par des sources hospitalières sur place.
La famine prend de l'ampleur
Après plus de 4 mois de blocage des points d'accès à Ghaza et d'interdiction de l'entrée de nourriture, de médicaments et de lait pour enfants, la famine prend de l'ampleur et s'élargit à de larges pans de la population.
La rareté de l'eau potable, en raison de l'interdiction de l'entrée du carburant nécessaire aux pompes et aux mini-centrales de dessalement, en plus des bombardements des équipements, aggrave davantage la situation humanitaire à Ghaza.
Hier, le porte-parole de la Protection civile de Ghaza, le major Mahmoud Basal, a déclaré à Al Jazeera qu'il entamait son deuxième jour de grève de la faim. « La situation dans la bande de Ghaza est catastrophique et de nombreuses familles et enfants dorment sans nourriture. Je déclare une grève de la faim, pour la deuxième journée, et notre message au monde est de soutenir la bande de Ghaza » et de faire entrer l'aide alimentaire « par des voies humanitaires », a-t-il ajouté. De son côté, la municipalité de la ville de Ghaza a annoncé une « situation de soif sévère » après l'arrêt de la principale usine de dessalement. « La principale usine de dessalement au nord de la ville de Ghaza est complètement à l'arrêt. Le pompage de la station d'eau de Mekorot est interrompu et la crise du carburant s'aggrave.
La ville est entrée dans une situation de soif sévère », affirme un communiqué de la municipalité.
La déclaration met en garde « contre une catastrophe humanitaire », et alerte sur le danger qu'encours « 1,2 million de personnes déplacées et de citoyens (de la ville de Ghaza) qui sont menacés par la soif en raison de l'épuisement des sources en eau et de l'absence de toute perspective d'une réponse d'urgence ».
Kidnapping du directeur des hôpitaux de campagne de Ghaza
Les forces d'occupation ont kidnappé, hier, le directeur des hôpitaux de campagne de Ghaza, le Dr Marwan al-Hams, alors qu'il visitait l'hôpital de la Croix-Rouge à Khan Younes, a déclaré à Al Jazeera le directeur général du ministère de la Santé de l'enclave, le Dr Mounir al-Barsh.
Les forces d'occupation ont arrêté le directeur des hôpitaux de campagne, Dr Marwan al Hams, lors de sa visite à l'hôpital de la Croix-Rouge à l'ouest de Khan Younes », a déclaré al-Barsh qui a tenu l'occupation responsable de sa sécurité.
En outre, le journaliste d'Al Jazeera, Anas al-Sharif a annoncé « le martyr du journaliste Tamer al-Za'anin, alors qu'un autre journaliste, Ibrahim Abu Ushaib, a été blessé lors de l'opération de l'enlèvement du Dr Marwan al-Hams ».
Pour sa part, le directeur du complexe médical Al-Shifa, le Dr Mohammed Abu Salmiya, a appelé, via le canal d'Al Jazeera, les organisations internationales à « faire pression sur l'occupation pour qu'elle révèle le sort du Dr Marwan al-Hams ». « L'arrestation de Marwan Al-Hams est une attaque directe contre la voix des malades, des affamés et des personnes qui souffrent dans la bande de Ghaza » et « reflète une intention préméditée de faire taire la vérité et d'occulter les souffrances d'un peuple entier qui vit une catastrophe sanitaire », a déclaré le ministère de la Santé.
Bisan Owda: «La famine a commencé le 2 mars 2025 pas avant-hier »
Dans une vidéo de moins de trois minutes, la jeune journaliste et cinéaste palestinienne, Bisan Owad, a tenu à rappeler que la famine à Ghaza a commencé il y a près de cinq mois. «J'ai quelques points à mentionner concernant la famine. Tout d'abord, elle n'a pas commencé avant-hier, mais le 2 mars 2025 quand Israël a fermé les frontières, empêchant toute nourriture d'entrer. Et les produits que contenaient les entrepôts et les magasins des organisations internationales ont été consommés dans la première semaine ou 10 jours (qui ont suivi) sans qu'aucune nourriture n'entre en raison du blocus imposé par Israël », explique Bisan Owda dans la vidéo. « Le fait que les gens et le monde ont commencé à parler davantage de la famine, c'est parce que le nombre de personnes mourant de faim à Ghaza a augmenté, et le nombre de personnes s'effondrant dans les rues parce qu'elles n'ont rien mangé depuis plusieurs jours a également augmenté », a-t-elle ajouté. Un autre point évoqué par Bisan Owda concerne « les largages aériens » prévus par certains pays, y compris par l'entité génocidaire. La journaliste rappelle aussi que « ces largages ne peuvent rien résoudre » et que « cela donne juste à Israël de plus en plus de temps pour nous tuer». «La solution qui peut résoudre le problème de famine à Ghaza en moins d'un jour, c'est d'ouvrir les frontières et d'empêcher Israël et les colons israéliens de bloquer les camions d'aide », affirme encore la journaliste qui considère que « tout gouvernement qui ne fait rien pour exercer des pressions sur Israël pour arrêter ces absurdités est complice ».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : le marché de change formel : une nécessité
Source : www.lequotidien-oran.com