Algérie - Mohamed BEN SAHLA

La légende des Poètes Bensahla



La légende des Poètes Bensahla
Il est question ici de deux poètes: Mohamed BEN SAHLA et Boumédiène BEN SAHLA .

Des légendes se sont répandues autour de ces deux personnages et de ces légendes, on a déduit qu'il n'a existé qu'un seul poète : Boumédiène Ben Mohamed BEN SAHLA. Quant au père de ce poète, Mohamed BEN SAHLA, il n'aurait composé aucun vers. La vérité, nous semble-t-il, est tout autre. Il y aurait bien eu deux poètes .

Nous nous appuyons en cela sur les dires de l'orientaliste Sonneck dans son ouvrage intitulé "Chants arabes du Maghreb", parce que ce livre a été publié en 1902, et que, par conséquent, les informateurs tlemcéniens de cet orientaliste vivaient vers la fin du I9ème siècle, c'est à dire du siècle même où sont morts les deux poètes, ainsi que nous le verrons. Leurs dires sont donc plus près de la vérité. .

A- Eléments biographiques concernant les deux poètes

Le premier poète a pour nom Mohammed BEN SAHLA. L'orientaliste Sonneck dit de lui "qu'il était du nombre des gens de lettres du douzième siècle de l'hégire (= dix-huitième de J.C.) et qu'il a vécu longtemps". Nous ne connaissons de sa vie que peu de choses. C'était, paraît-il, un cultivateur, gagnant son pain à la sueur de son front.

Il mourut aux débuts du treizième siècle (dix-neuvième de l'ère chrétienne). Un des poèmes, "yâ l-ouâhid, khâleq labâd sultânî", que Sonneck, Belhalfaoui et Hadjiat lui attribuent en se basant sur les dires de leurs informateurs -nous verrons cela plus loin-, porte la date de 1212 de l'hégire (=1797 ap J.C.) .

Le second poète était le fils de celui cité précédemment. Il s'appelle Boumediène Ben Mohamed BEN SAHLA. Il naquit vers la fin du douzième siècle de l'hégire (=dix-huitième ap J.C.), à TLEMCEN, dans une des ruelles de la ville, la ruelle des Banî Djamla (derb Banî Djamla), à ce que l'on dit. Ce nom est cité dans le poème "yâ daou a yânî !" (ô lumière de mes yeux !). La ruelle se trouvait à proximité de "Saqqâyat as-sbâ" (la fontaine des lions), c'est-à-dire d'un bassin circulaire où l'eau coulait de la bouche de lions et ce bassin existait dans les environs de la place connue aujourd'hui sous l'appellation de "place des Martyrs" (medress). Boumédiène a exercé, depuis son enfance, le métier de tisserand. Il marquait un vif intérêt et un empressement à fréquenter les différents milieux sociaux, ceux des dirigeants et ceux du peuple. Il heurtait fréquemment le gouverneur de TLEMCEN avec ses poèmes érotiques. Il faisait irruption chez lui et lui déclamait des poèmes qui, pour la plupart, tournait autour de thèmes érotiques, propos tendres et amoureux, ce que le gouverneur de la ville ne pouvait ni approuver, ni agréer. Il l'envoya en exil à ORAN .

C'est un fait remarquable que Boumédiène ait vécu seul, qu'aucune épouse n'ait partagé sa vie et qu'il n'ait pas laissé d'enfants. La cause en revient à l'échec de son amour pour Fâtma l'élégante qu'il a si souvent citée dans ses vers et dont il a décrit les charmes, ainsi que la passion violente et l'ardeur de la flamme dont eut à souffrir son cœur en raison de son amour pour cette belle. Entre autres faits qui prouvent cela, citons ces paroles du poète :

"A la suite de l'amour pour Fâtma l'élégante, les larmes ont coulé de mes yeux

"et j'ai pleuré ! "

Les paroles de ce genre laissent entrevoir que cette femme à la beauté admirable s'est emparé de l'âme du poète, qu'elle a ravi son esprit au point qu'il en est arrivé à ne dormir et à vivre qu'en la voyant et en prononçant son nom. La vie de notre poète en devint emplie de supplications à Dieu et de plaintes aux amis .

Mais il convient de dire que Boumédiène BEN SAHLA ne se contenta pas de son amour pour Fatma. Le nombre des femmes adorées par lui se multiplia, et nous ne serons pas loin de la vérité, si nous donnons pour nombre celui cité dans le poème "ya daou a yânî" (ô lumière de mes yeux ! ), c'est à dire trente !

Notre poète, dit-on, perdit la vue, vers la fin de son existence, et, comme preuve de ce fait, à ce que l'on dit, le poète aurait mentionné ce triste événement dans son admirable poème "Nar houakoum fed-dhil talhab lhîb" lorsqu'il a dit :"je n'aurais pas cru qu'après avoir vu le soleil éclatant, mes yeux ne le verraient plus". Cependant il semble que, là, le mot "soleil" soit employé métaphoriquement pour désigner la bien-aimée, et que le sens soit :

"Je n'aurais pas cru que je ne te verrai plus, après que mes yeux aient joui de ta présence resplendissante et éclatante comme le soleil" .

Boumédiène fut rappelé à Dieu vers la fin de la domination turque, c'est à dire aux débuts du treizième siècle de l'hégire (dix-huitième de J.C.). Il fut enterré près du tombeau du cheikh as-Senouci.

Le poète se distinguait par une mémoire prodigieuses :il connaissait par cœur de nombreuses poésies dues aux différents poètes de langue populaire et en particulier des poésies de BEN MSAYEB.



B- Recension des poèmes des deux poètes et thèmes traités



En ce qui concerne les pièces composées par Mohammed BEN SAHLA et son fils Boumédiène, les assistants ont été tous d'accord pour affirmer qu'elles sont nombreuses et qu'on ne peut les dénombrer en raison de la perte d'une bonne partie de ces poésies .

Dans la majeure partie des poèmes qui se trouvent entre nos mains, les deux poètes ne citent pas leur prénom. Nous ne trouvons à la fin de ces nombreuses poésies que le nom de filiation des deux poètes : BEN SAHLA. Dès lors nous hésitons à attribuer ces poèmes à Mohammed ou à son fils Boumédiène.

Mais l'orientaliste Sonneck, cité précédemment, affirme que Mohammed BEN SAHLA est l'auteur de nombreuses poésies aussi bien dans le genre léger (hazl) que dans le genre sérieux (djidd). D'autre part Boumédiène -comme nous l'avons dit- avait une mémoire prodigieuse. Il apprenait par cœur et chantait les poésies de tous les poètes de langue dialectale et en particulier les poèmes de son père et les siens propres. Il était donc davantage chanteur et musicien que poète. Dès lors nous croyons que la plupart des poèmes - pour ne pas dire tous les poèmes - qui portent la mention particulière de "BEN SAHLA" appartiennent à Mohammed BEN SAHLA. Quant aux poésies de Boumédiène, ce sont celles où sont cités, à la fin, le prénom du poète et son nom de filiation :"Boumédiène BEN SAHLA" .

Les poèmes signés "BEN SAHLA" et que l'orientaliste SONNECK, dans son ouvrage cité précédemment, ou Mohammed BELHALFAOUI, dans son livre "la poésie arabe maghrébine d'expression populaire" (page 206), Paris-I973, ou Abdelhamid HADJIAT dans son livre "al-djaouahir al-hisân",Alger 1394 de l'hégire (1974 de J.C.) attribuent, sans hésitation, à Mohamed BEN SAHLA, sont au nombre de sept et se rapportent tous au genre érotique. Ce sont :

1- "Khâtri bel-djfâ teddeb". Ce poème est aussi connu par une partie de son refrain :"Ouâch douâh yâ t­tâleb ".

2- "Yâ l-ouâheb khâleq la bâd sultânî" qui est connu aussi par une partie de son refrain : " ach men marsoul yeheddethni ala z-zohrâ ".

3- "0uâhed el-ghzâl rît el-youm"

4- "A yît fit qelbî yeçbar"

5- "Yâ rguîg el-hâdjeb "

6- "Nâr houâkoum lehhâb"

7- "A yit neoueçî fîk".

Les poèmes signés du prénom et du nom de filiations "Boumédiène BEN SAHLA" sont au nombre de quatre. A ces quatre, il faudrait ajouter deux pièces que Sonneck et un descendant des BEN SAHLA attribuent à Boumédiène, bien que ces deux pièces ne portent que la mention du nom de filiation à la fin (BEN SAHLA). Tous ces poèmes appartiennent au genre érotique. Citons leurs titres :

1- "Nâr houâkoum fed-dhîl telhab lhîb"

2- "Yâ mselmîn qelbî l-yoûm zâd hbâl"

3- "Sîdî men ysâl ala kahl el-ayn "

4- "Ya Tâmou tâdj el-bâhyin !"

5- "Kif amâlî ouhîlti "

6- "Laou ma 1-fdoul yâ adjbi ouâch addânî "

Quant aux poèmes signés "BEN SAHLA" sans que l'on sache s'ils sont de Mohammed BEN SAHLA ou de Boumédiène BEN SAHLA, ils sont au nombre de quatorze. Ils appartiennent tous au genre érotique(ghazal), à l'exception de la poésie "daq amrî yâ rabbi âlem el-khfiya" qui est du genre sérieux (djidd). Ces poèmes sont :

1- "Fâouâq yehnâ quelbi oulimta yestrâh "

2- "Sobhân khâlqi soltânî", connu aussi sous l'appellation de "yoûm el-khmîs ouâch addâni "

3- "Yâ daou ayânî "

4- "Ber-ryâm sadat lâyyâm" .

5- "Dâq amrî yâ rabbi âlein el-khfiya", connu aussi l'appellation de "la tkhyeyyeb dhannî ayâ l­moqtader ".

6- "Kîf hilti yâ sâdât "

7- "Nerslek lemdebbel lâyân, yâ 1-ouarchân"

8- "Lemmen anâ nechtkî men 1îtî "

9- "Nâboûni reddou l-jouâb"

10- "Dâq amrî outâl nekdî"

11- "Mâ andi mersoûl yeouçel zin l-mthoûl"

12- "Hâni memhoûm men ghrâmek, mâ nestrâh yâ raysat el-mlâh"

13- "Fât châ el-guemra", connu aussi par cette appellation : "dâouîni nebrâ" .

14-"Tkheyyel hasbek yâ oueld et-tir".

Tous les poèmes, aussi bien ceux de Mohammed BEN SAHLA que ceux de Boumédiène BEN SAHLA, ont été relevés dans les livres suivants : ­

1- SONNECK, chants arabes du Maghreb, Paris 1902 et 1903

2- Mohammed BEKHOUCHA, Kitab et-hobb oual­mahboûb, Tlemcen 1939

3- A.SEKKAL et M.BEKHOUCHA, kitab nafh el­azhâr, Tlemcen 1934

4-Abdelhamid HADJIAT, Kiteb el-djaouahir el­hisân, Alger 1394 de l'H.= 1974 de J.C.

5- Mohammed BELHALFAOUI, la poésie arabe maghrébine d'expression populaire, Paris 1973

6- Manuscrit appartenant à Monsieur BOUALI Mohammed, demeurant à TLEMCEN.



C- Caractéristiques de la poésie des deux poètes .



Mohammed et Boumédiène sont considérés comme des poètes érotiques ; leur art dans ce genre est parvenu au sommet de la beauté, au point que les deux poètes sont comparables avec les grands poètes classiques. Mais cela ne signifie pas que leur poésie s'est limitée à chanter les mérites des femmes ; elle s'est distinguée aussi en glorifiant l'Envoyé de Dieu, en se plaignant des afflictions et des souffrances qui ont accablé les deux poètes. Mohammed et Boumédiène ont chanté aussi bien la femme que l'amitié perdue, et ils ont également composé des vers sur les vicissitudes du sort et les peines de la vie.

Pour nous donner une idée des thèmes généraux que les deux poètes ont traités et des idées qu'ils ont traités et des idées qu'ils ont exposées dans leur primeur, la commission a procédé à l'analyse du poème "yâ ouahed khaleq lâbâd soltânî" de Mohammed BEN SAHLA. Les idées qui y sont exprimées dominent presque toute la production des deux poètes.

Au début du poème, Mohammed se plaint à Dieu le Très Haut des souffrances provoquées par son amour, de la séparation d'avec la bien-aimée et de son abandon, toutes choses qui l'accablent. Et le début de l'ode (malla) se termine par cette question qui revient à la fin de chaque refrain (qofl) : "quel messager me parlera de ­zohrâ ?" (ouâch men marsoûl y heddetni alâz-zohrâ ?) .

Dans le premier couplet (daour), le poète donne les grands traits qui décrivent la bien-aimée : beauté, éclat rayonnant, et il revient à parler de la longue séparation, de la tristesse et des souffrances que cette séparation a provoquées. Abandonné, Mohammed BEN SAHLA resta à "pleurer sur les vestiges du campement abandonné"; l'amour brûla ses entrailles de son feu ; après avoir été, le long du jour, inondé de la lumière de la présence aimée, il fut revêtu d'un manteau de ténèbres. Le poète souhaite qu'aucun musulman n'ait à subir ses tourments. Dans le refrain qui suit ce couplet, BEN SAHLA décrit encore ses souffrances : après le miel, il aura connu le goût du goudron ; avoir perdu sa bien-aimée est pire que d'être dénué de ressources ...

Dans le second couplet, le poète reprend à nouveau la description de la bien-aimée et évoque la splendeur de cette belle (elle est la reine des astres - sa poitrine comparable au cristal semblait étinceler d'or et de perles), des vêtements (cafetan d'une laine bleue, gaze légère),ses bijoux (colliers au cou, son khelkhâl -c'est-à-dire son anneau de pied-, sa ceinture et sa khella -c'est à dire la boucle pour attacher les vêtements- sont en or), et sa démarche (elle imprimait à sa démarche un gracieux balancement). Dans le refrain qui suit ce couplet, BEN SAHLA complète la description d'az-Zohra en indiquant que son cou surpasse le lait en blancheur, qu'il surpasse l'ivoire et l'argent, qu'il a été embelli de tatouages et que ces tatouages ont été aussi imprimés sur la gorge de la belle, sur son menton et sur son front .

Dans le troisième couplet, BEN SAHLA s'interroge à nouveau : quel messager lui apporterait des nouvelles de la belle à la chevelure teinte ? quel messager lui annoncerait la bonne nouvelle de la visite de la svelte beauté qui s'est montrée cruelle après avoir accordé ses faveurs ? Le poète ne comprend pas que sa bien-aimée l'ait trahi alors qu'un grand amour existait entre eux auparavant. Dans le refrain qui suit ce couplet, BEN SAHLA continue à développer cette dernière idée ; il y ajoute qu'il était comme un esclave acheté par la bien-aimée, mais que cette dernière l'a revendu. A la fin, il demande à Dieu de lui donner la même patience qu'il donna à notre seigneur Jacob.

La commission n'a pas analysé le quatrième couplet ainsi que son refrain parce que cette partie manque dans "le livre d'al-hobb oual-mahboûb".

Dans le cinquième couplet, BEN SAHLA passe à un autre thème : il fait un vœu, celui d'être réuni, durant une nuit, avec ses amis, sans qu'il n'y ait aucune présence d'envieux, pour se distraire avec les filles. Le nombre des amis des deux sexes doit être de six, pas plus ; chaque amant doit avoir sa bien-aimée à côté de lui. Et dans le refrain qui suit ce couplet, le poète décrit les "gazelles" de cette rencontre : leurs vêtements seraient de soie précieuse et de damas ; en argent et en or ; du carmin couvrirait leurs joues ; leurs bras seraient nus ; et, aux pieds, elles auraient un rdif (anneau de pied mis au-dessus d'un autre) pour narrer au khelkhâl ce qui se passerait !

Dans le sixième et dernier couplet, le poète évoque à nouveau sa bien-aimée en usant de l'expression "amie de coeur" et exprime le souhait de la revoir pour se raconter tous les deux leurs épreuves.

En attendant que ce souhait se réalise, il continuera à crier son amour pour elle et à se plaindre de ses souffrances. La cruelle lui envoyait de ses nouvelles chaque jour et il y avait de la concorde entre eux ; mais les envieux les ont séparés. Dans le refrain qui suit, le poète indique la date de composition de cette ode - l'an 1212 de l'hégire (1797 de J.C.)-, donne son nom selon la coutume des poètes du haouzi, et demande à Dieu de lui pardonner ses écarts de conduite .

Cette ode est remarquable par la profondeur des pensées qu'on y trouve, par l'enchaînement logique de ses différentes parties, chose qui prouve une réflexion profonde chez ce poète. De même on y trouve des allusions à la littérature arabe ancienne (par exemple : les pleurs sur les vestiges du campement abandonné), ainsi que l'emploi de lettres à valeur numérique (par exemple la date de composition de l'ode est donnée à l'aide de ces lettres) ;tous ces détails montrent une culture appréciable chez notre poète .

Par ailleurs l'usage de mots appropriés au sens et conformes à l'enchaînement logique (par exemple : la passion (ghrâm), la rupture (al-hadjra), le désir ardent (ach-chaouq) dans le début de l'ode), le choix fait par le poète de mots doux, harmonieux, d'origine arabe ou étrangère (par exemple : barandjak (gaze) qui est un mot turc, kamkha (damas) qui est un mot persan ou turc) prouvent que BEN SAHLA maîtrise la langue .

Quant à l'art et à l'habileté du poète, ils apparaissent dans son style. Les expressions de l'ode sont vigoureuses et ne présentent ni faiblesse, ni incompatibilité. Pour faire ressortir ses pensées, BEN SAHLA s'est appuyé sur bon nombre de comparaisons (par exemple "OUAL KHDOUD MITHL AL BADR AL­FAYQA" ses joues étaient comparables par l'éclat à la pleine lune qui s'élève", de métaphores (par exemple Ar-ryâm = les gazelles, adh-dhabyy = le faon, al-ârem = l'aiglonne... ) et de métonymies (par exemples badl-sal doqt al-qat rân = après le miel, j'ai connu le goût du goudron), Et nous n'avons pas l'impression qu'il y a de l'affectation dans l’usage de ces figures de rhétorique. En outre, chaque vers du poème a un sens complet, au point que l'on peut le considérer comme une entité parfaite susceptible de tenir lieu d'adage ou de proverbe et ceci est l'apanage de l'ancienne poésie arabe.



D- Vérification de l'authenticité des textes de poèmes et vérification de l'authenticité de l'air et du rythme sur lesquels sont chantés les poèmes


Les assistants sont tombés d'accord pour affirmer que la question de la vérification de l'authenticité des textes ne peut être étudiée rationnellement dans un temps court. Il est impossible de rechercher tous les textes de poèmes appartenant aux deux poètes, de les étudier et de les corriger dans un bref laps de temps. L'espoir des assistants est que les chanteurs responsables puissent trouver une solution à ce problème dans une tentative sérieuse en vue de publier les poèmes qui concernent les deux poètes .

Quant à, l'air et au rythme des pièces chantées, la commission a attiré l'attention sur le fait que les deux poètes étaient en même temps des musiciens, qu'il revêtaient eux-mêmes leurs poèmes de l'air qu'ils leur voulaient et que, eux-mêmes les ornaient de la beauté qu'ils aimaient à leur faire prendre. Il est dès lors inconvenant que cet air soit changé. Les assistants furent d'accord pour affirmer que cette question est primordiale et qu'elle exige une solution avisée et définitive .



Cette étude a été faite lors de la rencontre sur le " le Haouzi à travers trois grands poètes ", 27 et 28 mars 1980 à Tlemcen.

Ont participé à la commission :

- SARI Mahmoud Président

- BENAÏSSA Tedjini Secrétaire

- BENKRIZI Fodil

- ATTACHE Kamel

- MANSOUR Ahmed

- TABET HELLAL Mustapha

- SENOUCI BRIXI Mustapha

- MENOUGHI Amar

- KASSARI Abdesslam

- BENSAHLA Omar

- BENKALFAT Djelloul

- SEKKAL Abdelmadjid

- SEKKAL Abderrezack

- DALI YAHIA Amine

- BENDI SARI Mourad

- BOUAYAD



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