Algérie

La filière avicole en danger

La canicule un peu spéciale qui traverse la wilaya de Bouira où le thermomètre frise les 46 degrés Celsius, affecte grandement les poulets.Une étrange maladie, «la maladie de Newcastle», selon un vétérinaire privé, affecte les poulets de chair dans les régions de Guerrouma et de Maâla dans la daïra de Lakhdaria.Les bêtes dans un premier temps tremblent puis refusent de s'alimenter pour enfin mourir. Un éleveur de la région a perdu 1 200 têtes en l'espace de 48 heures.Les premiers symptômes ont été enregistrés lundi dernier. «Nous ne savons plus quoi faire! J'ai fait venir des vétérinaires, ils ont fait des prélèvements et j'attends les résultats», indiquera Messaoud. H, de Guerrouma. Notre interlocuteur, déclare qu'il a perdu plus de 1200 poulets en à peine 48h. «Tout a commencé lundi. J'ai remarqué que mes poulets sont pris de tremblements et qu'ils refusaient de se nourrir (...) Je me suis très vite inquiété et j'ai tout de suite prévenu les services sanitaires de la DSA de Lakhdaria». Cet aviculteur précisera que les services vétérinaires, sont intervenus en un temps record. «Ils sont arrivés lundi après-midi et ils ont fait leurs analyses, mais entre temps, j'avais plus de 250 poulets qui sont morts». M. El Hachemi D., un aviculteur spécialisé dans le poulet de chair dira: «J'ai perdu 1 850 poules depuis lundi. C'est une véritable catastrophe!». Selon une source médicale il s'agirait de la maladie de Newcastle. Cette dernière se transmet par contact direct avec des oiseaux malades ou porteurs du virus. «Les oiseaux infectés peuvent contaminer l'environnement en excrétant le virus contenu dans les restes fécaux. Une transmission peut alors se produire par contact direct avec les déjections et les sécrétions respiratoires ou par de la nourriture.» Pour pallier l'urgence, certains éleveurs se sont empressés de vendre leur cheptel à moindre prix aux fabricants de cacher.Le drame et l'interrogation restent entiers devant la position du département de la direction de l'agriculture où on entend un tout autre son de cloche. Le cas fait l'objet d'une surveillance particulière et des prélèvements ont été opérés par les équipes de l'inspection vétérinaire de la direction des services agricoles (DSA) mais les résultats ont été déclarés négatifs par les laboratoires habilités. Jusqu'à hier, le bilan était de plus 65.000 poulets morts. Comme à chaque fois, la direction tente de se voiler la face en attribuant la catastrophe à la nature. La responsable au niveau de la direction affirmera à un collègue d'un autre titre: «un éleveur de la commune de Sour El Ghozlane s'est présenté à nos services pour déclarer la mortalité préoccupante de sa volaille. Après prélèvements et analyses, il s'est avéré qu'il n'y avait aucune suspicion de maladie contagieuse ou virale qui puisse décimer la poule de chair ou pondeuse. Par contre, la canicule un peu spéciale qui traverse la wilaya de Bouira où le thermomètre frise les 46 degrés Celsius, affecte grandement les poulets». Les conditions d'élevage, quelquefois loin des normes accentuent le risque.«Les poulets, très allergiques, sont entassés dans des hangars construits en eternit, zinc, et parpaing, des matériaux, et autres cages métalliques, connus pour retenir une chaleur intense et étouffante, qui peut facilement causer leur mortalité subite», nous affirmera un spécialiste. Abdesslam Chelgham, a ordonné une enquête. Les premières résultats, devraient selon le ministre, être rendus publics aujourd'hui ou demain.
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