Algérie

La fièvre acheteuse s'empare des Algérois AMBIANCE À ALGER, À LA VEILLE DU RAMADHAN

La fièvre acheteuse s'empare des Algérois AMBIANCE À ALGER, À LA VEILLE DU RAMADHAN
Les citoyens sont refroidis par les prix malgré la canicule
Vendredi ou samedi, peu importe le jour. Les Algérois se sont, déjà, mis à l'heure du mois sacré, en investissant les artères commerciales et les magasins d'articles de vaisselle.
Il est à peine dix heures. L'avenue colonel Loti qui débouche sur le marché des fruits et légumes des Trois horloges de Bab El Oued, est déjà pleine de monde. Squattés par de nombreux jeunes vendeurs qui y ont élu domicile, les trottoirs s'avèrent trop exigus pour contenir cette foule compacte qui s'agite dans tous les sens.
Pour pouvoir circuler, des gens sont obligés, parfois, de se rabattre sur la chaussée, mais les nombreux véhicules qui l'empruntent ne leur facilitent vraiment pas la tâche. Sentant le mois de jeûne approcher à grands pas les habitants de la commune et des quartiers alentour ont pris d'assaut les artères commerciales pour faire leurs emplettes.
La fièvre acheteuse semble s'être emparée, subitement, de tout le monde, particulièrement les ménagères qui ont jeté leur dévolu sur les ustensiles de cuisine pour reconstituer leurs stocks et renouveler leur vaisselle. Elles achètent de tout, des assiettes, des bols pour la chorba, des couteaux, des fourchettes, des cuillères à soupe, des louches, des marmites, des casseroles, des thermos, des verres, des tasses, des carafes, des cafetières, enfin tout ce qui leur tombe sous la main pour garnir, soit leur table, soit leur cuisine.
Une des ruelles jouxtant le marché est totalement investie par les vendeurs d'articles de cuisine. Certains ont installé leur marchandise à même le sol. Plus débrouillards, d'autres ont innové, en installant des étals de fortune au beau milieu de la chaussée, ne laissant qu'un trou de souris aux passants qui se retrouvent piégés, malgré eux.
La place des Trois Horloges est, elle aussi, noire de monde. Considérée comme le coeur de la commune, elle a fait peau neuve pour recevoir les nombreux clients. Les vendeurs de l'informel sont omniprésents.
La plupart sont des habitués qui ont fait de cette place forte leur souk. Ils y vendent principalement des vêtements et des articles de sport. Profitant de l'arrivée du mois de Ramadhan, certains se sont convertis, qui en vendeurs d'épices et de condiments, activité très lucrative durant cette période, qui en vendeurs de fruits exotiques ou de boissons maison.
Au quartier Zoudj Ayoun, on s'est aussi préparé pour le mois de Ramadhan. Comme à Bab El Oued, les commerçants de l'informel foisonnent. Installés tout le long de la rue menant à la place des Martyrs, ils vendent, eux aussi, de tout, des vêtements féminins, des chaussures pour enfant, des articles de vaisselle, des livres de cuisine contenant de nouvelles recettes, des napperons, des serviettes de table, etc.
Les clients, en majorité des femmes, font d'incessants va-et-vient dans l'espoir de réaliser une bonne affaire. Ce n'est pas chose facile, il est vrai, mais certaines y parviennent tout de même et ne cachent pas leur satisfaction.
Curieux de connaître l'évolution des prix des fruits et légumes à la veille du mois sacré, nous avons effectué un petit crochet par le marché de la rue de Chartres.
Contrairement à l'habitude, les clients ne se bousculent pas au portillon.
Refroidis par ces hausses ininterrompues qui ont fini par les exaspérer, les gens ont déserté les lieux en attendant que la situation s'améliore. Pourtant les responsables ont promis de tout faire pour enrayer la montée des prix. Certains produits qui se vendaient il y a à peine quatre jours, à 35 dinars, sont passés à 90 dinars le kg sur le marché.
C'est le cas de la courgette et de la salade, légumes très prisés pendant le Ramadhan. Les fellahs s'en lavent les mains. Même s'ils ont fait un peu monter les enchères, on ne peut pas dire que ce sont eux qui tirent le plus de profit de cette flambée.
Les seuls gagnants, ce sont les détaillants qui ne respectent pas la marge bénéficiaire et qui réalisent parfois jusqu'à 200% de bénéfice sur un produit. Que font les services de contrôle' Pourquoi laissent- ils faire ces parasites qui narguent tout le monde, en faisant monter, à leur gré, les prix des fruits et légumes'
Il est temps de sévir et de sanctionner les contrevenants à la réglementation en vigueur. La balle est dans le camp des inspecteurs des prix.
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