Notre article réfère à la problématique des économies rentières
tributaires des hydrocarbures et en Algérie aux mécanismes qui,
de ce fait, ont alors rendu inopérante la transmission des décisions
de politique monétaire à la croissance. Le refinancement bancaire
par la Banque d’Algérie s’est en effet posé sur les 15 dernières
années en termes de surliquidités mais s’inscrit aujourd’hui dans
un schéma quasi structurel de chute du prix des hydrocarbures et
donc d’illiquidités. Confusion des rôles entre la BC et les banques
commerciales, déficits des échanges extérieurs, placent alors la
Banque d’Algérie, encore trop interventionniste, dans la
perspective d’un nouveau régime financier : une politique
monétaire accommodante de type Open-Market. Celle-ci , moyen
de piloter les taux d’intérêt peut elle alors entamer ce nouveau
tournant et être opérante face à une absence de synergie
Banques-Entreprises, de financements alternatifs autant absents
qu’une place financière dynamique , de banques commerciales
encore « myopes » au financement de l’économie , peu disposées
au risque et non concurrentielles, de déficits d’informations
chiffrées aggravés d’une absence d’ études économétriques
d’impact, d’un environnement juridique inefficace, d’une faible
régulation prudentielle et de retards en matière d’innovations
financières ?
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Posté par : einstein
Ecrit par : - Boudjani Boudjani
Source : Les cahiers du CREAD Volume 32, Numéro 118, Pages 3-28 2016-12-22