Mardi 655e jour d'agression sioniste et 143e jour de siège total de Ghaza, l'armée génocidaire d'Israël augmente la cadence de ses massacres contre la population civile, femmes et enfants, et les personnes à la recherche d'aides alimentaires.
Le nouveau bilan du ministère de la Santé publié, hier, fait état de 446 victimes, dont 77 martyrs et 376 blessés transférés dans les hôpitaux de Ghaza lors des précédentes 24h (lundi), soit au total 59.106 martyrs et 142.511 blessés, depuis le 7 octobre 2023.
Quant au nombre de victimes depuis la reprise des bombardements, le 18 mars 2025, il s'élève à 8.268 martyrs et 30.470 blessés.
Avec la complicité américaine évidente, les massacres israéliens dans les « centres d'aide » israélo-américains se poursuivent encore. Lors des précédentes 24h, les hôpitaux ont reçu 5 martyrs et 52 blessés, ce qui porte à 1.026 martyrs et 6.563 blessés le nombre total de victimes parmi les demandeurs d'aide alimentaire, ajoute la même source. Dans une « déclaration urgente », le ministère de la Santé a annoncé, en fin de matinée de mardi, le martyre d'au moins 15 Palestiniens lors de la journée de lundi des suites de la famine imposée par l'entité sioniste. «Les hôpitaux de Ghaza ont enregistré, au cours des dernières 24 heures, 15 décès, dont 4 enfants, en raison de la famine et de la malnutrition qui sévit dans l'enclave. Cela porte le nombre total de décès dus à la famine à 101, dont 80 enfants », lit-on dans la déclaration. Deux heures plus tard, le ministère annonce, dans un autre communiqué, « la suspension des services de santé dans plusieurs établissements du secteur ».
« Après des avertissements répétés, nous annonçons la suspension des services dans les établissements de santé suivants : l'hôpital des services généraux, la centrale d'oxygène, les cliniques Al-Salam, Al-Shati, et les centres médicaux Al-Jalaa et Haidar Abdul Shafi) ».
Le document explique cette suspension par le « maintien par l'occupation d'interdire à l'Organisation mondiale de la Santé de livrer du carburant et des fournitures médicales aux hôpitaux de la ville de Ghaza et du Nord », précisant que les établissements cités « resteront fermés durant 48 heures ».
Hier à 16h (localement) pas moins de 63 martyrs, dont 26 demandeurs d'aide alimentaire morts sous les tirs des forces israéliennes et environ 120 autres personnes ont été blessées, ont été recensés par les services hospitaliers de Ghaza.
L'OMS condamne une attaque israélienne contre un bâtiment son personnel
à Deir al Balah
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a condamné, dans un communiqué publié dans la soirée de lundi à mardi, « les attaques contre un bâtiment abritant le personnel de l'OMS à Deir al Balah, dans la zone centrale de Ghaza, les mauvais traitements infligés aux personnes qui s'y réfugient et la destruction de son entrepôt principal ». Le communiqué ajoute que « le personnel et leurs familles, y compris les enfants, ont été exposés à un grave danger et traumatisés après que les frappes aériennes ont provoqué un incendie et des dégâts importants ».
«L'armée israélienne a investi les locaux, forçant les femmes et les enfants à évacuer à pied vers Al-Mawasi, en plein conflit. Les employés masculins et leurs familles ont été menottés, déshabillés, interrogés sur place et contrôlés sous la menace d'une arme. Deux membres du personnel de l'OMS et deux membres de leurs familles ont été arrêtés. Trois d'entre eux ont été libérés par la suite, tandis qu'un membre du personnel est toujours en détention », ajoute l'Organisation. Le document précise que « 32 personnes, dont des femmes et des enfants, ont été récupérées et évacuées vers le bureau de l'OMS dans le cadre d'une mission à haut risque, dès que l'accès a été possible », ajoutant que ce bureau « est lui-même proche de la zone d'évacuation et du conflit actif ».
La présence de « l'agence sanitaire chef de file des Nations Unies est désormais compromise, ce qui paralyse les efforts visant à maintenir un système de santé en ruine et rend la survie encore plus inaccessible pour plus de deux millions de personnes », affirme encore l'OMS.
« Alors que 88% de la population de Ghaza est désormais soumise à des ordres d'évacuation ou se trouve dans des zones militarisées par Israël, il n'y a aucun endroit sûr où aller », note le document, constatant que « la vie à Ghaza est sans cesse réduite à néant, et la possibilité d'empêcher des pertes en vies humaines et d'inverser les immenses dégâts causés au système de santé s'éloigne chaque jour davantage ».
SG de l'ONU: «Consterné par la dégradation accélérée de la situation humanitaire »
Dans une déclaration du porte-parole du Secrétaire général de l'ONU, Stéphane Dujarric, a exprimé la condamnation du chef de l'organisation des « tirs, des meurtres et des blessures infligées à des personnes tentant de nourrir leurs familles », et sa consternation devant « la dégradation accélérée de la situation humanitaire à Ghaza, où les derniers moyens de subsistance s'effondrent ».
« Les civils doivent être protégés et respectés, et ne doivent jamais être pris pour cible. La population de Ghaza souffre toujours d'un manque criant de biens de première nécessité », affirme encore M. Dujarric, rappelant que « Israël a l'obligation d'autoriser et de faciliter, par tous les moyens à sa disposition, l'aide humanitaire fournie par les Nations Unies et les autres organisations humanitaires ».
«Un nouvel ordre d'évacuation dans certaines zones de Deir al-Balah, où vivent des dizaines de milliers de personnes, aggrave les conditions de vie des populations et les déplace davantage, limitant ainsi la capacité des Nations Unies à acheminer une aide vitale », lit-on également dans la déclaration du SG de l'ONU qui lance un « appel urgent » à « la protection des civils, y compris du personnel humanitaire, et à la fourniture des ressources essentielles à leur survie », « la libération immédiate et inconditionnelle de tous les otages », et à « instaurer un cessez-le-feu ».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : le marché de change formel : une nécessité
Source : www.lequotidien-oran.com