Algérie

L'état de santé du président Bouteflika «évolue bien» Selon les examens effectués, il n'a subi «aucune lésion irréversible»


L'état de santé du président Bouteflika «évolue bien» Selon les examens effectués, il n'a subi «aucune lésion irréversible»
Par Hasna Yacoub
L'état de santé du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, qui a été transféré samedi en fin d'après-midi à Paris pour y effectuer des examens complémentaires après un «accident ischémique transitoire sans séquelles» -un type d'accident vasculaire cérébral (AVC) sans gravité- ne suscite «aucune inquiétude», a indiqué hier un communiqué du cabinet du Premier ministre. «Suite à l'accident ischémique transitoire sans séquelles que le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a subi hier (samedi), les explorations médicales complémentaires, effectuées à l'hôpital du Val-de-Grâce à Paris, ont confirmé que son état de santé ne suscite aucune inquiétude», a précisé le communiqué. Encore plus rassurant, le professeur Rachid Bougherbal, directeur du Centre national de la médecine sportive, a affirmé hier que «l'état de santé du président de la République évolue bien et n'a subi aucune lésion irréversible». Le professeur a expliqué qu'«aucune fonction motrice ou sensorielle n'a été altérée». L'accident ischémique transitoire (AIT) «n'a pas duré longtemps» et l'affection est «réversible» et «régresse» sans laisser de «lésions séquellaires», a-t-il assuré. Le chef de l'Etat doit «compléter» son bilan et «récupérer un peu de la fatigue occasionnée par cette affection», précise-t-il. L'accident vasculaire, explique le professeur, survient généralement à la suite de deux causes : soit hémorragique, cas écarté «fort heureusement», soit ischémique par manque de vascularisation d'une petite partie du cerveau lié «probablement à la migration d'une plaque athéromateuse».
Rappelons que le chef de l'Etat, qui a subi samedi dernier à 12h30 un accident ischémique transitoire sans séquelles, a été transféré en fin d'après-midi à Paris pour y effectuer des examens complémentaires, sur recommandations de ses médecins traitants. Le professeur
Bougherbal avait annoncé que «les premières investigations ont été déjà entamées et le président de la République doit observer un repos pour poursuivre ses examens», tout en rassurant que son état de santé ne suscite «aucune inquiétude».
De son côté, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a rassuré sur l'état de santé du président de la République. De Béjaïa où il effectuait, samedi dernier, une visite de travail, le Premier ministre a affirmé que l'état de santé du président Bouteflika «n'est pas du tout grave». «Il y a quelques heures, le président a eu un petit malaise et a été hospitalisé mais sa situation n'est pas du tout grave», a déclaré M. Sellal.
Selon les spécialistes, un accident ischémique transitoire est la privation d'apport sanguin et donc d'oxygène pour n'importe quel organe. Le plus souvent c'est lié à un vaisseau sanguin qui se bouche. Etant transitoire, le caillot qui se forme se dissout très rapidement. Quand la durée de l'ischémie a été brève, inférieure à quelques minutes, les symptômes récupèrent immédiatement, expliquent les spécialistes.
H. Y.
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