Algérie

L'assemblée élective prévue jeudi Le bâtonnat à l'heure des élections

L'assemblée élective du bâtonnat de la région de Constantine dont dépendent territorialement les cours de Jijel et Mila, se tiendra, apprend-on, le 22 novembre 2007, avec au menu le renouvellement du conseil de l'ordre des avocats. Ce rendez-vous de jeudi prochain, qui ponctue donc la fin de mandat d'une durée de 3 ans, coïncidera, il faut le rappeler, avec la tenue de l'assemblée annuelle de l'exercice 2007. Si l'ordre du jour de cette assemblée ne dérogera pas d'un iota au rituel de la présentation du bilan moral et financier, conformément aux dispositions de loi portant organisation de la profession d'avocat, il est probable, affirme-t-on, que le traditionnel débat - avec cependant à la clé l'obligation d'inscrire au préalable les questions des intervenants - suscitera, cette fois-ci, quelques vifs échanges, fussent-ils encadrés, quand ce n'est pas carrément un vent de contestation. Le temps serait-il à l'orage au bâtonnat, comme essaient de le faire croire certains avocats dont le mécontentement affiché, sur des sujets et d'autres, n'a jamais franchi jusque-là, il faut le dire, le cercles des initiés ? La vérité est que le bâtonnat de la cour de Constantine élargi à celles Mila et Jijel, qui compte environ 1.151 membres, n'a jamais vraiment fait des vagues et s'illustre plutôt par un particularisme qui fait de lui un cas d'espèce en Algérie, celui d'avoir élu régulièrement depuis 1988 le même bâtonnier en la personne de maître Lenouar. Une soixantaine de candidats se sont en tout cas inscrits pour cette élection de jeudi prochain, d'un conseil de l'ordre qui comptera environ quelques 32 membres ( 1), en l'occurrence le bâtonnier élu par ses pairs du dit conseil. De l'avis général, comme pour expliquer le «manque existentiel» des conseils de l'ordre dans le pays, qui ont fini par ressembler à de «banals syndicats», soulignent certains, c'est que «la profession d'avocat n'est plus aujourd'hui une véritable vocation, mais un simple «job», dont le choix est souvent contraint et forcé, à cause de l'absence de débouchés, pour les centaines de milliers des étudiants issus des facultés de droit à travers le pays. Quand on sait que l'activité n'est pas aussi importante qu'on veut bien le croire, le nombre exponentiel d'avocats en Algérie ne s'explique que par le fait qu'il n'y ait pas d'autres alternatives pour les diplômés... que le CAPA et un petit réduit en guise de cabinet.
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