Algérie - Revue de Presse

Koudia (M?sila)



Un marché insalubre La fébrilité de la santé publique au niveau de la ville de M?sila est allée en s?accentuant d?année en année depuis plus d?une décennie, et ce, conséquemment au caractère similaire de la gestion du marché des fruits et légumes de Koudia par les différentes assemblées qui se sont succédé pendant cette période faisant de cet espace un exemple type d?atteinte à la salubrité et au cadre de vie des quartiers limitrophes. Espace devenu, par la force de l?inconséquence des élus locaux, un foyer pour différentes maladies. Outre cela, celui-ci - envahi par un indescriptible désordre que représente l?enchevêtrement de choses, de produits, de personnes, de véhicules et d?immondices - est devenu un lieu qui ne s?apparente en rien à un marché de fruits et légumes. La touche finale qui vient parachever l?état piteux de cette aire commerçante réside dans le caractère exécrable de l?espace occupé par les volailles, où l?abattage et le déplumage à l?aide de machines artisanales s?effectuent sans gêne aucune. Cette situation de quasi-insalubrité ne semble pas inquiéter outre mesure certains citoyens, contraints par la précarité à rechercher le prix le moins élevé, et pour d?autres plus nantis, à défaut d?un marché de proximité décent, ne s?embarrassent pas d?y faire leurs emplettes. L?insalubrité débordante n?a pas été sans conséquence sur l?environnement immédiat du marché que représentent certains quartiers du centre-ville notamment Largoub, séparé du marché de Koudia par l?oued K?sob, dont la population, nous ont expliqué des citoyens de ce quartier, étouffe des suites des émanations des odeurs suffocantes après l?opération du brûlage du plumage accumulé après l?abattage des volailles. Ces mêmes citoyens redoutent des maladies respiratoires après les opérations répétées de brûlage du plumage et d?autres déchets. Face à cela, l?APC de M?sila, qui ne semble pas appréhender la dangerosité de la situation, ne s?embarrassant même pas des conséquences qui peuvent en découler, et en guise de gestion, continue à bricoler en injectant des sommes faramineuses dans des opérations qui n?ont eu d?effet ni sur l?organisation et encore moins sur la salubrité. Signalons au passage, que pas moins de deux opérations d?aménagement ont été réalisées, mais aussitôt abandonnées juste après leur finalisation, confinant le marché dans la désorganisation qu?est la sienne. Après le gâchis des précédentes opérations, l?APC a engagé une autre opération aussi farfelue que les précédentes, et se matérialisant dans la clôture du marché de Koudia pour un montant de 1 890 000 DA (1re tranche). Une clôture de 250 ml en béton armé, dont la réalisation n?est pas faisable techniquement par le fait, nous dit-on à la SUCH de M?sila, que le sol se compose de remblai et ne supporterait pas cet ouvrage. Au fait, pourquoi, s?interroge-t-on, on n?a pas demandé la faisabilité du projet au CTC ? Par ailleurs, eu égard à la défaillance de l?APC de M?sila quant à l?organisation de l?activité commerciale non sédentaire, pourquoi, se demande-t-on, la commission de wilaya continue à être mise en veilleuse quand l?insalubrité est rendue débordante et le minimum d?organisation de l?activité commerciale non sédentaire digne d?un chef-lieu de wilaya est totalement absent. Le marché de Koudia, par la force de sa position dans la configuration de la ville de M?sila, est devenu un véritable goulot d?étranglement pour la circulation et un calvaire pour les usagers, pour être le seul passage de fonction entre les parties nord et sud de la ville.


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