Algérie

Khelli l'bir beghtah Il est permis de rêver

Et voilà qu'on parle de nouveau des handicapés. Le 14 mars dernier fut comme chaque année leur journée. Alors comme pour la femme, quelques jours auparavant, on a organisé, çà et là, quelques cérémonies ponctuées de beaux discours, gazouze et millefeuilles à volonté et la distribution solennelle de quelques fauteuils roulants, sans oublier quelques décisions d'attribution de locaux ou de véhicules aménagés dans le cadre de l'Ansej ou l'Angem. Et, dispersion ! Au prochain 14 mars, avec les mêmes douceurs, les mêmes fauteuils roulants, le même discours... La grandeur d'une nation et son degré de développement, dit-on, se mesurent à sa capacité à prendre en charge ses citoyens les plus fragiles. Dont les handicapés. Or que remarquons-nous, pour peu qu'on ait l''il vif ' Que les endroits publics commettent de graves omissions dans la considération obligatoire à cette frange de la population. Pas de places aménagées, pas d'accès aux administrations publiques, hormis de très rares institutions, pas de facilitation aux transports publics... Et un matériel médical très onéreux et souvent inadapté que les pouvoirs publics distribuent au compte-gouttes par le biais des DAS (Directions de l'action sociale). Question études et scolarité, c'est une autre paire de manches, un autre parcours du combattant pour les parents désarmés et impuissants face au manque d'instituts et autres établissements spécialisés. A tel point que des citoyens, parents d'enfants handicapés, tentent de s'organiser pour créer des écoles parallèles, en se cotisant pour louer un local, l'équiper et rémunérer les enseignants spécialisés. C'est que la bureaucratie a la peau dure et on ne sait exactement à qui incombe la responsabilité de prendre en charge cette catégorie de la population qui nécessite une attention très particulière. Les ministères de la Santé, de l'Education nationale ou de la Solidarité ' Ou encore celui de la Jeunesse et des Sports qui tente, bon an mal an, d'organiser des compétitions très sporadiques dans le cadre de «l'handisport» ' En réalité, c'est cette dispersion qui porte préjudice aux handicapés. En attendant un secrétariat d'Etat aux handicapés. Il est permis de rêver. Enfin, de quoi je me mêle ' Khelli l'bir beghtah.
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