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"J'ai le soutien du COA et du MJS"



Une conférence très animée entre Brahmia et les journalistesComme il fallait s'y attendre, le point presse très attendu du chef de la délégation algérienne qui a participé aux JO de Rio, à savoir Amar Brahmia, a été très animé au point où on a parfois frôlé les dérapages et les altercations verbales.Cette conférence, couverte largement par les médias locaux et même internationaux et qui a duré plus de deux heures, a permis au membre du COA de répondre aux nombreuses questions autour des polémiques qui ont éclaté au lendemain du retour des athlètes algériens des terres brésiliennes. Nombreuses ont été les versions sur les soi-disant scandales et polémiques, mais les déclarations de Taoufik Makhloufi, double médaillé d'argent à Rio, ainsi que celle de l'athlète Bourrada ont fini par mettre tout le monde dans la gêne. C'est ainsi que Amar Brahmia a tenté de donner certaines vérités avec sa propre version, tout en refusant catégoriquement de donner des noms et encore moins de répondre aux déclarations de ces athlètes ainsi qu'à certains techniciens de ses détracteurs.«On s'attaque à ma personne à tort»Brahmia a d'abord entamé sa conférence en répondant aux personnes qui se sont attaquées à sa personne et au fait qu'ils lui ont reproché d'avoir pris certains membres de sa famille à Rio sur le dos du COA en déclarant avec tempérament: «Je ne veux absolument pas entrer dans la polémique ni dans la guerre des déclarations avec les athlètes ou d'autres personnes, mais je tiens à leur dire que ce n'est pas à mon âge ni après une longue carrière d'athlète, d'entraîneur et enfin de responsable que je permettrais à ces gens-là de ternir l'image de ma famille. C'est vraiment humiliant de voir des personnes s'attaquer à ma famille au lieu de faire le bilan de notre participation à Rio. Certains me critiquent sur les plateaux des télévisions et on a voulu à tout prix créer des scandales pour nuire à la délégation algérienne. Le président du COA m'a confié une mission et je pense l'avoir réalisée avec les moyens disponibles. Pour les frais de mission, tout le monde a été servi sur le même pied d'égalité ainsi que la prise en charge sur place. J'ai veillé chaque jour au confort des athlètes pour leur permettre de réaliser leurs objectifs. On a la conscience tranquille et celui qui avance des scénarios n'a qu'à présenter des preuves à défaut de se retrouver devant la justice.» Quant au bilan de la participation algérienne à Rio, Brahmia dira: «Nous sommes rentrés de Rio il y a à peine quatre jours et on n'a pas encore eu le temps de dresser notre bilan. Mais on peut tout de même dire que les résultats obtenus sont très satisfaisants.Personnellement, je considère que c'est une très bonne performance. On a eu deux médailles, quatre athlètes classés à la 5e place, la boxe positionnée dans une place très honorable au classement des points, la sélection de lutte a réussi la 8e place et tout ça avec des sélections jeunes et aucun cas de dopage ni d'exclusion. Il y a des pays beaucoup mieux lotis que l'Algérie et qui n'ont pas réussi à faire mieux. C'est l'éternelle histoire du verre, que certains voient à moitié plein alors que d'autres le considèrent à moitié vide. Personnellement, je trouve que c'est une très bonne chose que l'Algérie ait devancé 140 pays au tableau des médailles. Cela dit, les gens ont le droit de penser autre chose», a-t-il précisé.«Nous sommes satisfaits des résultats obtenus»«Notre principale satisfaction est d'avoir donné une bonne image de l'Algérie, du début à la fin de ces Olympiades. Ce qui n'a pas été le cas pour tout le monde, car certains pays parti-cipants ont vu leur réputation sérieusement égratignée par des scandales», a insisté Brahmia. «Même le Premier ministre, M.Abdelmalek Sellal, et le ministre de la Jeunesse et des Sports, M.El Hadi Ould Ali, se sont dits satisfaits des résultats obtenus, car le plus important à leurs yeux était que l'Algérie donne et laisse une bonne image d'elle à Rio» a-t-il appuyé ses dires. Brahmia a reconnu l'existence de «certaines lacunes», mais d'après lui «le parfait n'existe pas», ajoutant que «c'est en tirant les bons enseignements des erreurs passées qu'on pourra se corriger et se perfectionner, pour devenir meilleur» à l'avenir.«Makhloufi et Bourrada sont responsables de leurs déclarations»Revenant sur les déclarations de Taoufik Makhloufi, Amar Brahmia dira: «Je ne veux pas entrer en guerre avec nos athlètes. Taoufik Makhloufi est un grand athlète. Laissez-le tranquille. Il a le droit de dire ce qu'il veut. Personne n'a payé de sa poche quoi que ce soit. Tous les athlètes se sont préparés avec les deniers de l'Etat. Tout le monde a eu les mêmes frais de mission (50 dollars par jour).» «La voiture qui a transporté Larbi Bourrada vers le village olympique a été envoyée par la délégation. Il ne s'agissait pas d'un taxi», a-t-il détaillé. «nous avons mis les moyens pour la préparation de nos athlètes avec le budget que l'Etat nous a donné. En tout, on a déboursé pas moins de 21 milliards et on n'a rien à cacher, tout est justifié par des factures qu'on a remises au COA.» Sur l'avion affrété pour la délégation algérienne, Amar Brahmia a d'abord rappelé qu'Air Algérie était le transporteur exclusif de la délégation. Il a ensuite précisé que les billets d'avion en cette période étaient très chers: entre 270.000 et 350.000 DA le billet. «Et puis le confort de nos athlètes n'a pas de prix.» Questionné sur le séjour de sa famille à Rio, le chef de la délégation a répondu que celle-ci n'a pas été prise en charge par le COA. Amar Brahmia fait un bilan positif de la participation des athlètes algériens aux JO de Rio. «Nos sportifs étaient au rendez-vous. L'Algérie est à la 62e place. Nous avons laissé derrière nous quelque 145 pays dont le Qatar, l'Egypte, la Tunisie, le Maroc. Certains voient le bien et d'au-tres voient le mal», a lâché le chef de la délégation qui affirme qu'il continuera à défendre «les sportifs qui ont honoré le pays». «Lors de la réunion du bureau exécutif du COA, tous les membres ont partagé le même constat, et on est tous satisfaits de notre participation. Certes, il y a des choses à améliorer dans l'avenir et chaque fédération va se pencher sur son propre cas». «Pour Bourrada, son dossier a été examiné dans les normes et sa prise en charge a été validée par le COA et le MJS. Nous avons tous les documents qui le prouvent ainsi que d'au-tres dossiers pour certains cas.» Il dira aussi qu'à l'approche des élections du COA «c'est tout le monde qui veut se placer et se mettre en évidence, c'est déplorable car c'est sur le dos de l'image du sport algérien». «Tout cela c'est à cause d'un entraîneur qui a été impliqué dans des contrôles positifs au dopage de ces athlètes et à qui on a refusé certaines choses à Alger et à Rio. Il a tout fait pour casser la délégation algérienne, mais Dieu merci j'ai le soutien du MJS et du COA.» «On a fermé toutes possibilités aux polémiques et malgré cette pression, on restera debout pour défendre l'intérêt de nos athlètes, du COA et du sport algérien», a-t-il conclu.
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