Que toute action thérapeutique vise la prise en charge d’une personne dans sa globalité s’impose comme une évidence. Cependant à y regarder de près, et au-delà du devoir d’humanité et d’empathie, les choses ne sont pas si simples.
Une personne ayant des besoins spécifiques devient souvent à son « corps défendant » un « objet de soins ». Cette « dépendance à » confronte « le sujet » à « la régression » et donc à une certaine « perte d’identité ».
Les « troubles d’évolution du langage », quant à eux, représentent toujours à des degrés divers, « le symptôme » d’une difficulté à s’inscrire dans « l’altérité » c’est-à-dire à être et à exister comme personne « sujet de sa parole ».
La prise en charge thérapeutique d’une personne conduit donc, aussi à « une (re)mise en je » ç-à-d à la « (re)construction d’un sujet » par et dans le langage, ce que nous illustrerons à travers deux analyses cliniques.
Ce faisant nous montrerons l’aide que peut apporter la « Technique des Associations » (initiée par Claude CHASSAGNY) dans cette (re)construction et nous parlerons brièvement de la « Pédagogie Relationnelle du Langage » comme cadre d’une éthique de la relation thérapeutique ; éthique d’autant nécessaire que l’altérité implique le thérapeute dans une « relation transférentielle » qui va bien au-delà de ses seules compétences techniques.
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Posté par : einstein
Ecrit par : - Jacques Dupressy
Source : تنمية الموارد البشرية Volume 2, Numéro 2, Pages 30-52 2006-06-01