Algérie

Instantané : Les démons du passé

La société civile de Sidi M'hamed sait mettre plusieurs fers au feu, titiller un égo polymorphe pour assurer un service maximum. Elle affiche une préférence qui frise l'outrance en avalant une forte dose de politique. Sur un immeuble de la place du 1er Mai, elle a déroulé un immense portrait du président candidat à sa propre réélection. Les gars de Sidi M'hamed, pour qui l'heure du laitier à sonné depuis un certain temps, s'épanchent en un éloge dithyrambique et dans une langue bien ciselée. Ils soutiennent, approuvent avec véhémence et fermeté par le biais d'une confession qui n'a rien d'angoissée. Il faut dire que du côté de Sidi M'hamed, on n'a pas eu besoin de se creuser les méninges ou de faire preuve de génie pour penser à l'avenir. La pratique est vieille comme les rues d'Alger, lubrifiée, huilée et réglée comme du papier à musique. Elle s'adoube sur les réflexes, les rituels d'un mouvement associatif sous influence et portant d'épaisses 'illères. C'est le règne du consensus à la carte. En bref, la modernité avec son côté très tendance. Les démons du passé reviennent à la charge, frais comme un gardon. Ils nous apprennent constamment et avec la patience d'un moine qu'il ne faut jamais remiser au placard les bonnes et anciennes recettes du temps jadis où il est indiqué qu'on ne peut obtenir une place au soleil sans jouer du coude. C'est le grand bond en arrière.
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