Algérie

Impressions furtives

Le charme caché de La Coquette « L?accès au site est impossible, le directeur est absent. » Version officielle fournie par le gardien des ruines d?Hippone, avachi sur sa chaise à l?ombre, vraisemblablement très affaibli par la canicule des ces derniers jours. Malgré une brève tentative de négociations, le portail sera maintenu fermé. Le gardien aura néanmoins la « courtoisie » de nous autoriser à prendre quelques photos du site, mais toujours de l?extérieur. Ainsi est mis en danger régulièrement le patrimoine historique et culturel du pays. Annaba est une ville qui possède tous les atouts d?une véritable région touristique. Un nombre impressionnant de sites allant de l?époque préhistorique au XIXe siècle est rassemblé dans cet espace. Cependant, ces richesses ne semblent pas figurer parmi les préoccupations majeures des autorités locales. Difficile d?accepter qu?un endroit réunissant autant de vestiges de valeur fasse l?objet d?autant d?indifférence au moment où il est question de mettre en évidence tous les facteurs de succès de la nouvelle feuille de route du tourisme prônée par le gouvernement. Le facteur chance est donc indéniablement indispensable dans ce type de quête. Second site, non pas des moins connus de la région, la basilique Saint-Augustin. Aucun gardien à l?entrée, mais un portail bien fermé en plein milieu de la journée ! Aucune plaque indiquant les heures d?ouverture n?est visible. Personne aux alentours pour nous fournir le moindre renseignement concernant l?histoire ou nous guider. Nouveau déplacement, nouvelle déception. Direction le phare du Cap de garde. Arrivés sur les lieux, aucune présence n?est perceptible aux abords, mais le portail est bien hermétiquement fermé. Décidément, Annaba semble se cantonner dans sa vocation estivale, négligeant quelque peu ses potentialités culturelles. A voir le nombre de constructions entamées ou en cours d?achèvement, il ne fait aucun doute sur la question. En effet, les hôtels et les logements poussent comme des champignons aux alentours de la ville. Apparemment, Annaba se veut et se revendique estivale. Nos tentatives d?entrer en contact avec les autorités pour obtenir une explication se sont avérées vaines, et aucun responsable habilité n?a été joignable pour nous fournir des réponses à nos multiples interrogations. Il ne reste alors plus qu?à se consoler avec une balade, déguster une glace sur le Cours de la Révolution, espace privilégié des familles et des « amoureux ». Retour à l?hôtel Rym El Djamil. Incontestablement, l?un des meilleurs de la ville. Un accueil, un service à réconforter n?importe quel hôte, le tout égayé par une vue et un paysage à réconcilier n?importe quel vacancier avec Annaba. Parmi le nombre important de plages, Seraïdi est incontestablement la plus merveilleuse. Située à environ 10 km du centre-ville, le déplacement en vaut la peine. La plage, l?une des plus propres de la région, offre un repos et une relaxation des plus agréables. Situés sur le massif de l?Edough, certains vestiges attestent de la présence de civilisations préhistoriques : les Numides. La visite est aisée, puisque les ruines se trouvent au milieu de la nature. Encore un signe du désengagement des autorités ? Quoi qu?il en soit, aucun gardien ou portail n?est détectable. Malheur ou bonheur, l?absence de ces deux « objets » auront au moins le mérite de permettre un accès et une vraie visite, la plus agréable depuis notre arrivée. Les vestiges ne sont pas aussi importants en termes d?espace, mais le paysage naturel et la vue panoramique imprenable sur la ville et ses alentours permettraient d?oublier toutes les contrariétés vécues auparavant. Enfin presque...
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