Algérie

Il y a deux siècles, l’émir Abd-El-Kader quittait son pays


Il y a deux siècles, l’émir Abd-El-Kader quittait son pays 2ème partie Dans son livre: «Abd-El-Kader: le Chevalier de la foi (-EAP, Alger: 1984 - p.103)Mohammed-Cherif Sahli dit: «...lors de la cérémonie de la reddition...». Dans son bulletin spécial sur l’émir Abd-EL-Kader de la S.G.A.O (1983), il est écrit en page 10: «l’émir se rend à Cousin-Montauban au lieu de Sidi-Brahim. Le Duc d’Aumale avec Lamoricière et Cavaignac reçoivent sa reddition à Djemaâ Ghazaouet». Mais l’historien se rattrape un peu plus loin en disant que: «Contrairement aux accords, il est emprisonné au Fort de Toulon, puis à Pau et enfin à Amboise. Bruno Etienne écrira dans son livre: «Abd-EL-Kader» (ed.Hachette-1994): «l’Emir... se rend à Lamoricière, les conditions qu’il avait proposées ayant été admises, il accepta volontairement d’abdiquer et de quitter son pays. Quant à Si El Hadj Abdelkader Boutaleb dans son livre: «Abdelkader et la formation de la Nation Algérienne «(ed. Dahleb-1990), il parlera de «la reddition conditionnelle de l’émir».Tout récemment, j’ai pu relever 3 fois le mot «reddition» dans un article qu’a fait paraître Kamel Filali dans le quotidien El-Watan du 7/6/2000 sous le titre «l’héroïsme de l’Emir dans la presse anglaise du XIX°siècle». Charles-Henry Churchill dans «la vie d’Abd-El-Kader» (SNED-2ème édition-1974, p.273), écrira: «Lamoricière parle des «négociations» et citera les motifs qui l’avaient amené à signer le traité». Lamoricière a écrit ceci au Duc d’Aumale (la vie d’Abd-El-Kader-Ch.-H. Churchill-SNED: 1971): «J’ai été obligé de prendre des engagements. Je les ai pris, et je l’ai fait, pleinement confiant que votre Altesse Royale et le gouvernement les ratifieront si l’Emir fait confiance à ma parole. Je n’ai pas le temps de vous envoyer une copie de la lettre que j’ai reçue de L’Emir, ni la réponse que je lui ai faite; qu’il me suffise de préciser que j’ai seulement Promis et Stipulé que l’Emir et sa famille seront conduits à Saint-Jean d’Acre ou à Alexandrie: ce sont les deux seules localités que j’ai mentionnées. Ce sont celles qu’il a désignées dans sa demande que j’ai acceptée». Le 9 décembre 1847, la Deïra de l’émir était stationnée sur la rive gauche de Lemlouwya (Churchill) avec 2000 réguliers (dont 1200 cavaliers). L’émir tiendra tout de même tête à l’armée marocaine composée de 50.000 hommes. Après avoir perdu 200 hommes dans les combats, il traversera la rivière le 21 décembre. C’était une nuit noire et un temps pluvieux. L’émir tiendra un ultime et suprême conseil avec les derniers fidèles (il y avait le khalifa Si Mustapha Ben Thami, Si Kaddour Ould Sidi Lembarek et quelques aghas). Il avait juré de défendre son pays et sa religion jusqu’à ce qu’aucune force n’y put suffire et il lui semblait toujours qu’il n’en avait pas encore fait assez. S’il n’avait considéré que son propre salut, il aurait pu échapper à l’étau qui l’enserrait. Il restait autour de lui quelques cavaliers d’une bravoure égale à leur fidélité proverbiale. Longtemps encore il aurait pu inquiéter les Français. Il ne songeait pas à sa sécurité personnelle mais au sort des siens. Les pourparlers pour l’arrêt des hostilités pouvaient commencer, l’unanimité s’étant faite à la décision de l’Emir, non sans quelques réserves émises par certains sur son choix, ne croyant pas trop à la parole française. A suivre... Dr Chamyl Boutaleb El-Hassani* * Arrière arrière-petit-fils de l’Emir Abd-El-Kader
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