Algerie - Généalogie et Familles connues

"Il n'y a pas un Islam politique mais des Islams politiques" (spécialiste)



Le journaliste français et spécialiste du Proche-Orient, Alain Gresh, a affirmé qu'on ne doit pas parler d'Islam politique dans le monde arabe mais plutôt d'"Islams politiques" au pluriel étant donné les différentes tendances et groupes contradictoires qui utilisent la religion musulmane comme référence.
"Il ne faudrait pas parler d'Islam politique mais plutôt dire les Islams politiques et l'exemple égyptien illustre bien les différentes tendances contradictoires entre groupes se réclamant d'Al-Qaida, du Salafisme ou des Frères musulmans dont certains ont un agenda radical et très dangereux", a déclaré Alain Gresh à l'APS en marge de la 4e conférence annuelle du Club de discussion international Valdai (Russie) sous le thème "l'islam en politique : idéologie ou pragmatisme '" qui se tient depuis mardi à Marrakech (sud du Maroc).
Il a estimé que le cas de l'Egypte avec l'arrivée au pouvoir d'un président (Mohamed Morsi) issu des Frères musulmans "intéresse tout le monde" et a créé une "situation nouvelle" au Proche-Orient dont l'expérience aura des conséquences sur toute la région.
A une question sur la situation actuelle en Egypte, dont il est natif, M. Gresh considère qu'il traverse une "période de stabilisation qui est un peu nécessaire" puisque les forces politiques qui sont arrivées au gouvernement, après quarante ans de régime autoritaire, "n'ont aucune expérience, ni dans la direction de l'appareil de l'Etat, ni dans la politique".
Après avoir réitéré l'opposition, sur beaucoup de plans, entre les partis politiques islamistes en Egypte, il a préconisé d'intégrer l'Islam politique dans le jeu politique, celui de la démocratie à travers des élections et l'alternance au pouvoir.
Mais il a tenu néanmoins à souligner que les grands défis du monde arabe particulièrement l'Egypte, la Tunisie et la Libye qui connaissent des difficultés économiques est de résoudre particulièrement les problèmes de chômage et de pauvreté et de permettre l'accès à la santé. "C'est ça les grands défis à relever", a-t-il dit.
A une question sur la situation en Syrie, il a indiqué que cette question est "tout à fait autre" étant donné qu'une "vraie guerre civile" se déroule dans ce pays avec des risques d'extension à la fois au Liban, en Turquie et en Jordanie.
"Il faut espérer que l'accord entre Américains et Russes permette une désescalade" dans ce pays où sont présents des acteurs régionaux avec chacun un agenda sinon "la situation au Proche-Orient risque d'être catastrophique".
Ouverte mardi, la conférence de Marrakech qui regroupe des hommes politiques, des analystes et des experts en provenance de plusieurs pays sera sanctionnée mercredi par des recommandations.
Elle est organisée par le Club Valdaï, institué en 2004 par l'agence russe RIA Novosti, le Conseil pour la politique étrangère et de défense de Russie, le quotidien Moscow News, les revues Russia Profile.org et La Russie dans la politique mondiale.
Initialement créé pour permettre aux étrangers de mieux comprendre la Russie, le Club Valdaï organise également des rencontres annuelles d'experts russes et étrangers consacrées au Proche-Orient depuis 2009.
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