Algérie

Il a abusé d’un jeune garçon de 14 ans


Le prévenu condamné à 8 ans de réclusion Lors de son audience d’hier, la Cour criminelle d’Oran a condamné le mis en cause CH.Y., accusé d’attentat à la pudeur sur un jeune mineur âgé de moins de seize ans, à la peine de huit ans de réclusion. Les faits de l’affaire remontent à l’été dernier et ont eu lieu au niveau de la localité d’Es sénia. Le prévenu, un veilleur de nuit dans un chantier de construction, abusa sans retenue d’un jeune garçon âgé au moment des faits de 14 ans et demi. Le jeune homme qui habitait avec ses parents à proximité du chantier, avait pris l’habitude de rendre visite au mis en cause qui vivait seul. Les parents de la victime lui envoyaient de temps à autre un repas chaud ou l’invitaient carrément à venir déjeuner chez-eux. Mais les intentions du mis en cause étaient perfides, il lui arrivait de combler le vide qui peuplait ses nuits en s’adonnant à son péché mignon «l’alcool». Par une chaude soirée d’été, la jeune victime qui se trouvait en compagnie de l’accusé, fut prise le plus naturellement du monde, en photo avec une bouteille de vin entre les mains. C’est à ce moment que commença le calvaire du jeune homme qui fut soumis à un chantage. Il lui demanda de se plier à ses exigences sexuelles sinon il montrera la photo à ses parents. Ne pouvant résister, R.N. accepta d’être la proie des fantasmes sexuels de son bourreau, espérant qu’un jour ce dernier relâchera son emprise et le laissera en paix. Mais sentant qu’il était devenu un jouet et une loque entre les mains de son persécuteur il finit par en aviser ses parents. Ces derniers ont déposé une plainte auprès des services de la gendarmerie, présentant un certificat médical délivré par le service de médecine légale, qui atteste que l’adolescent a bel et bien été victime de violences sexuelles répétées. Arrêté, le prévenu a nié les faits retenus contre lui. Appelé hier au box des accusés, CH.Y. maintiendra ses premières déclarations. «M. le juge dira-t-il, certes, je connaissais la victime qui avait pris l’habitude de venir me tenir compagnie, mais jamais je n’ai eu à son encontre des gestes désobligeants». Le magistrat lui rétorquera et «comment expliquez-vous ces accusations, de même que le certificat médical». Dans un calme serein, l’accusé dira que ce certificat n’indique en aucune façon que c’est lui l’auteur des faits. «Mais la victime confirme les faits», répliquera le président de l’audience. Si tel est le cas relance CH.Y., pourquoi s’est-il absenté aujourd’hui, ainsi que ses parents. Lors de son réquisitoire, le représentant du ministère public reviendra sur la cruauté d’un tel acte et des conséquences psychologiques sur l’état mental de la victime. Ce jeune adolescent restera blessé à vie. Il requiert la peine de quinze ans de réclusion. La défense a plaidé non coupable et demandé l’acquittement de son mandant pour manque de preuves tangibles et déclaré «Nous n’avons aucune preuve concrète à part les déclarations du jeune R.N. qui a brillé par son absence lors de l’audience». A l’issue des délibérations, le prévenu a été condamné à la peine de huit ans de réclusion.
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