Algérie

Hommage au cinéma français

En attendant une «Union pour l’Image» Le président du Festival International du Film Arabe, Hamraoui Habib Chawki a rendu hier, à la salle des banquets d’Oran de l’hôtel Shératon, un grand hommage au cinéma français, un prestigieux pays, celui de la culture, de la lumière et de la littérature. Le président de ce grand rendez-vous cinématographique, qui s’exprimait devant un parterre, formé du wali d’Oran, Tahar Sekrane, du président de l’APW d’Oran, Mohamed Hadjij, du président de l’APC d’Oran, du directeur du Théâtre régional Abdelkader Alloula, de la directrice générale du Centre National Cinématographique de France, Mme Véronique Cayla, de Nicole Garcia, réalisatrice française native d’Oran, de Pierre Barrot, attaché à l’audiovisuel de l’Ambassade de France d’ Alger, du Consul de France à Oran, ainsi que de la presse nationale et internationale, a expliqué, dans son allocution d’ouverture, que cet hommage est un coup de cœur français en signe de reconnaissance à ce pays qui a beaucoup donné à la rive sud de la Méditerranée et également au monde arabe. En témoigne, assure t-il, cette Palme d’Or dédiée en l’honneur du cinéma algérien, lors du Festival de Cannes en 1975. Dans la foulée, M. Hamraoui Habib Chawki a rendu un hommage à toutes les stars du cinéma qui ont fait le déplacement jusqu’à la capitale de l’ouest, et en particulier à Youcef Chahine, qui se trouve actuellement à Paris pour des soins. Invité à donner son point de vue sur le cinéma Français, M. Rachedi, un passionné du cinéma, a saisi cette occasion, pour apporter un témoignage, en tant que cinéaste, pour ce pays qui a été un trait d’union culturelle, en plaidant pour une «Union pour la Méditerranée de l’Image». Côté jardin, de poursuivre l’orateur, les opérateurs du cinéma, c’est ainsi qu’ils appellent, ou si vous préférez les intervenants du nord, affinent aujourd’hui leurs stratégies, multiplient les initiatives pour soigner l’image de l’occident mythique, non sans saluer au passage ceux qui continuent d’aider les pays du sud. Côté jardin, ces pays investissent dans ce créneau pour mieux maîtriser la technologie des tuyaux mais qui nous parlent, déplore t-il, d’aucune ébauche de stratégie, ni pour nous permettre d’attraper le virus encore moins poser des problématiques pour produire des images pour pouvoir alimenter ces tuyaux. Et pour mieux avancer dans le cadre des échanges, il dira qu’il est temps d’échanger ensemble ou plutôt de bouger ensemble. Par souci d’équité. Autre moment fort de cette rencontre, c’est l’intervention de Rafik Essaban, un critique qui a passé sa vie à scruter les autres, qui a fait une intervention très remarquée sur le cinéma. Parler du cinéma, c’est naviguer dans une mer sans rivage, dit-il, dans un langage poétique expliquant que la meilleure leçon à apprendre, en cette période de globalisation et où le cinéma arabe cherche sa voie, est de méditer ce pays, pour avoir repris sa grande place sur la carte cinématographique. Les cinéastes arabes doivent faire le cinéma avec leurs propres styles, leurs propres cris. Toutefois la création demeure la seule voie. C’est la seule voie, a t-il relevé. Mais pour réussir le cinéma a besoin d’une institution. Une bonne nouvelle tout de même pour le cinéma algérien en particulier, comme l’a révélé, hier Véronique Cayla, dans son intervention, qui a donné rendez-vous aux professionnels algériens du 7e art en décembre prochain, pour donner un coup d’accélérateur à la coproduction entre l’Algérie et la France. Pour peu que les projets soient bien définis. Bensalem Brahimi
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