Algérie

"HATA FEL MAHATA" AU THéÂTRE RéGIONAL DE BATNA


Un jour de pluie, les clients se font rares, la coiffeuse Fifi veut fermer son salon et partir, Djdji n'a pas où aller. En attendant de retrouver son bagage, elle décide de changer de coupe. Démarre un débat, discours, dialogue, où les deux femmes refont le monde. Tout passe à la moulinette ! Elles se croisent et se retrouvent... Comme le monde est petit.Si le mois du théâtre, initié par le Théâtre régional de Batna pour ce Ramadhan, n'a pas atteint sa vitesse de croisière, et pour cause la diffusion des matches de football de la Coupe du monde au Brésil qui perturbe quelque peu le programme, car diffusé au même horaire, cela n'a pas pour autant découragé les amateurs du 4e art.En attendant la grande ruée dont nous ont habitués les citoyens de Batna, grands férus de théâtre. Au programme de la 7e soirée, une pièce incarnée par deux comédiennes et intitulée Hata fel mahata. Produite par la coopérative El-Besma du théâtre et des arts dramatiques d'Alger, cette pièce a été mise en scène par Tounès Aït Ali et adaptée par Chahrazed Khlaifia. Le rideau s'ouvre sur un décor plutôt austère (une chaise et une casserole en plastique), cependant une voix annonce le départ et l'arrivée des avions. Déduction : un très modeste salon de coiffure dans un aéroport, lieu d'arrivée et de départ ; lieu où s'entassent les bagages : vérification, reconnaissance... Et parfois perte de bagages. Et c'est ce qui arrive à Djidji, qui arrive de Lyon sans avertir son mari ?elle veut lui faire une agréable surprise. Voyageuse un peu farfelue et totalement égarée, perdue à courir dans toutes les directions, Djidji ne trouve refuge que dans un salon de coiffure tenu par une certaine Fifi, qui n'a pas la langue dans sa poche. Un jour de pluie, les clients se font rares, la coiffeuse Fifi veut fermer son salon et partir, Djdji n'a pas où aller. En attendant de retrouver son bagage, elle décide de changer de coupe. Démarre un débat où les deux femmes refont le monde. Tout passe à la moulinette ! Elles se croisent et se retrouvent... Comme le monde est petit. Le matos de coiffure, la contrefaçon, les feuilletons à l'eau de rose (turcs, syriens, égyptiens...), la triche et les mensonges, la politique... sont autant de thèmes qui traversent la discussion entre les deux femmes. Elles n'épargnent personne, se montrent sans concession dans un humour noir en empruntant des fois des parodies de comédies ou comédiens connus. De fil en aiguille, les filles se connaissent et se reconnaissent à un point où elles échangent les rôles, la coiffeuse se fait coiffer par sa cliente, et se permettent alors des familiarités. En fait, l'infortunée voyageuse qui voulait faire une surprise à son mari que la coiffeuse qui attendait son âme s?ur étaient en réalité bernées par le même homme ; l'étiquette du voyage met fin à un mensonge entre deux rives. Si la franche rigolade n'était pas au rendez-vous, les présents ont eu une heure de détente, sachant que la présence des enfants mais surtout des bébés avait et à plusieurs reprises déconcentré les comédiens sur scène.R HNomAdresse email


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