Algérie

Hammam Bou-Hadjar L'agence foncière rassure et les souscripteurs s'interrogent


Pourquoi les 40 logements sociaux participatifs (LSP), confiés à l'AFIC de Hammam Bou-Hadjar, en 2002, demeurent-ils inachevés à ce jour? Quelles sont les véritables causes qui ont empêché la ou les entreprises de réalisation à faire aboutir le programme en question dans ses délais contractuels, présentement largement dépassés? Qu'a fait l'AFIC à cette époque pour débloquer la situation et comment entend l'agence foncière de wilaya, qui regroupe actuellement toutes les AFIC de daïras, reprendre le dossier et le faire aboutir? Les retards occasionnés qui ne sont pas sans incidences financières sur le coût global du logement seront-ils comptabilisés sur le dos des entreprises défaillantes ou sur celui du promoteur du programme? Les souscripteurs, las de tourner en rond, déboussolés pour avoir usé tous les moyens envers l'AFIC, jadis, et envers l'agence foncière de wilaya, ces deux dernières années, sont à vrai dire, dans l'impasse et ne savent plus à quel saint se vouer. Ils ont frappé à toutes les portes. Ils s'adressent, aujourd'hui, au premier responsable de la wilaya pour intervenir afin de faire cesser cette «mahzala» et trouver «la solution adéquate à ce problème qui perdure depuis 5 ans». C'est ce qu'on lit dans une récente requête datée du 07 novembre 2007 et adressée au wali d'Aïn Témouchent. A noter que les plaignants, au nombre de 13, avaient adressé une première pétition à l'autorité de wilaya, en juillet 2007. Notre rédaction a été destinataire de copies. Dans leur lettre, les souscripteurs précisent que «les travaux sont à l'arrêt depuis 2003» et que le taux global de réalisation est à «70%». Indubitablement, en pareille situation d'abandon de chantier par les entreprises, les aléas viennent grever leurs lots d'imprévus et contribuer d'une manière ou d'une autre à la détérioration des logements. Des actes multiples ne sont pas à écarter et cela induira les frais supplémentaires que les souscripteurs ne sont pas en mesure de supporter et que l'agence foncière de wilaya, se trouvant à priori dans une situation financière difficile, est loin de pouvoir, elle aussi, les prendre en charge. A qui incombe la responsabilité? Et que faut-il faire pour sortir de cette impasse? Tel est le vrai problème auquel tous doivent songer. Contacté par nos soins, le directeur de l'Agence foncière de la wilaya qui gère ce passif, livre ses explications: «la validation du programme, preuve à l'appui, s'est effectuée en juin 2003 par la DLEP et le début des travaux a eu lieu le premier trimestre 2004. A partir de 2004 on a rencontré des problèmes sur le site car le terrain s'avérerait rocheux; une des causes ayant induit des surcoûts. Outre ce fait majeur, sont venus se grever des facteurs liés aux augmentations des prix des matériaux de construction, origine du retard dans la livraison du programme. A ce jour, le parc est en voie de finition, 16 logements sont terminés à 100%, 16 autres le sont à 90% et 08 à 75%». Le directeur de l'agence foncière s'est engagé de livrer tout le parc, y compris l'aménagement extérieur, la voirie et le revêtement, dans les meilleurs délais. En toute vraisemblance, une commission du ministère de l'Habitat s'est rendue à Aïn Témouchent, mercredi dernier, pour le cas des 40 logements de Hammam Bou-Hadjar. Le directeur de l'agence foncière, s'engage à remettre les clés aux souscripteurs ayant versé la totalité, une fois l'aménagement extérieur achevé.
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