Algérie

HAFNAOUI GHOUL

« Nous évoquerons plus tard les dessous de cette affaire » Aussitôt le verdict de la cour annoncé, tous les commentaires recueillis convergeaient vers la même pensée. La condamnation à 3 mois de prison ferme et à 100 000 DA d?amende a suscité la déception, voire l?inquiétude et, surtout, des interrogations. La décision du président de la cour de Djelfa de « rajouter » un mois de prison ferme au verdict du président près le tribunal de Djelfa contre Hafnaoui Ghoul, le 9 juin dernier, a amené l?homme de la rue à se poser moult questions : « Pourquoi le verdict a-t-il été revu à la hausse au moment où il était question d?apaisement ? » Maître Nordine Ahmine, l?avocat du journaliste incarcéré depuis bientôt 2 mois, s?est exprimé suite à l?annonce de cette « rallonge ». « Cette affaire a des dessous que nous évoquerons un jour. » Et d?ajouter : « Malgré la violation de certaines procédures, nous avons fait part de notre conviction et de notre confiance à la justice. Malheureusement, le tir n?a pas été rectifié. » Le représentant de la LADDH chargé de la défense du journaliste incarcéré nous fera également part de sa « profonde déception ». Pour le père de H. Ghoul, qui a rendu visite hier à son fils, il s?est voulu rassurant quant à l?état de santé et au moral de celui-ci. « Les temps sont durs. Mes fils, El arch et les amis disent qu?il y a autre chose derrière cette cabale judiciaire. En ce qui me concerne, je ne m?inquiète pas trop. Mon fils est un homme courageux. Même enfant, il n?avait peur ni des loups ni des scorpions », nous dit encore El Hadj Ameur avec la sagesse qui caractérise les gens du Sud qui pèsent chacun de leurs mots. Pendant l?audience, Hafnaoui, qui affichait une certaine sérénité, gardera le sourire malgré l?attente du verdict qui a duré toute une journée, et surtout l?excès de zèle de certains policiers. En effet, certains éléments du dispositif de sécurité avaient annoncé la « couleur » dès l?installation du journaliste dans le box des accusés. Aucun de ses confrères ne devait l?approcher, encore moins lui adresser la parole. Un véritable barrage policier a été installé entre H. Ghoul et les correspondants de presse qui devaient quitter la salle d?audience après chaque retrait des membres de la cour, ce qui n?est pas dans les habitudes de la « maison ».
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