Algérie

Hadj 2006


143 départs à partir de onze aéroports Le ministre des Affaires religieuses et des Waqfs, qui intervenait sur les ondes de la Chaîne II, a abordé plusieurs questions concernant son département en annonçant que 143 départs sont prévus cette année vers les Lieux Saints de l’Islam, à partir de onze aéroports du pays. Pour améliorer cette opération, notamment aux plans organisationnel et de prise en charge des pèlerins, le département de Bouabdallah Ghlamallah a proposé au gouvernement la mise en place d’un office qui sera institué par décret exécutif. Par ailleurs, et pour éviter les chamboulements de la grande masse, qui a causé la mort de milliers de hadjs, notamment à Mina et sur la route de Nadjaf, le ministre des Affaires religieuses a conseillé aux pèlerins de suivre constamment leurs guides brandissant le drapeau algérien. M. Ghlamallah est revenu à l’occasion sur l’état des mosquées et la formation des imams. D’après lui, environ 3.500 nouvelles mosquées sont en projet à l’échelle nationale et ses services ont dégagé 1.200 postes budgétaires pour le recrutement (sur concours) d’universitaires pour les postes d’imams et de morchidates et le recyclage des muezzins qui ont été rappelé dernièrement à l’ordre après le manquement aux horaires des appels à la prière observé chez certains, notamment durant le mois sacré de Ramadhan. Dans ce contexte, M. Ghlamallah a parlé de manque de professionnalisme dans la gestion des mosquées soumises, selon lui, depuis 1990 et jusqu’à aujourd’hui, «aux conflits doctrinaux» et «traversées par des courants radicaux, particulièrement ceux d’El hidjra wa takfir» dont sont issus les sanguinaires. A une question sur l’étendue de l’évangélisation en Algérie et la contestation du Congress américain des textes promulgués par l’Algérie visant à réglementer les cultes, Ghlamallah a rétorqué que cette loi ne vise nullement la répression du christianisme et ne porte aucune atteinte à la liberté de culte. «Les textes permettent juste l’interdiction d’une évangélisation à outrance», soutiendra le ministre qui s’interrogera sur les dessous de l’exposition des «nos progénitures aux conflits religieux, à l’exemple des pays comme le Nigeria, ou l’Indonésie». Dans le même ordre d’idées, M. Ghlamallah a signalé avoir été destinataire, tout récemment, d’un rapport (sans en préciser la provenance) selon lequel certaines églises dans le pays s’adonnent, en leur sein, à des activités politiques alors qu’elles sont censées prodiguer un enseignement religieux. Le ministre a souhaité ainsi que ces lieux de culte cessent d’être des «clubs partisans». Il a invité, à cet effet, l’Archevêque d’Alger à intervenir pour arrêter la perversion de ces lieux saints. Sur la question de la fatiha avant le pacte qui régente la coutume du mariage en Algérie depuis des lustres, M. Ghlamallah s’est montré ferme. Il n’est pas question de revenir aux juridictions islamiques, étant donné que l’Etat algérien veut, à travers le code civil et le code de la famille, un mariage véridique avec acte à même de protéger la future épouse des possibles revirements de son prétendant. Concernant la nécessité de nomination d’un muphti de la République à l’heure où les fatwas sont devenues monnaie courante dans nos mosquées, le Premier responsable des Affaires religieuses en Algérie soulignera que la priorité est aujourd’hui d’élargir les conseils scientifiques des fatwas à travers les wilayas en intégrant les médecins, les avocats et d’autres disciplines, avant de constituer une grande maison de la fatwa. Au sujet de la grande mosquée d’Alger, le ministre dira que les contrats et les cahiers des charges sont en cours d’élaboration. En attendant, un concours national et international d’architecture sera ouvert au plus tard janvier prochain.
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