Guelma - Revue de Presse

GUELMA


Calvaire des habitants de Tabana Dans une pétition qu?ils nous ont adressée les habitants de la cité Tabana, au c?ur de la ville de Guelma, se plaignent du fait qu?ils aient été oubliés lors des différentes et nombreuses attributions de logements sociaux. De fait, le bidonville Tabana, que constituait jadis ce coin de la ville, a certes changé du fait des opérations de construction de fortune, mais reste toujours un pâté d?habitats précaires. Ce quartier est connu pour être une décharge des hauteurs de la ville. Les services de nettoiement de la commune passent rarement dans ce quartier. Il est devenu en somme un repaire ou mieux un lieu d?élevage de rats. Nous avons visité le quartier, c?est un labyrinthe de venelles, à la chaussée en terre battue, d?un mètre de largeur par endroits ; les égouts, par endroits à ciel ouvert, dégagent des odeurs nauséabondes. Nous avons visité une maison de quatre pièces exiguës, deux au rez-de-chaussée et deux au premier. Le toit du premier étage est en éternit, la dalle en béton risque de tomber d?un moment à l?autre tant elle est truffée de fissures et de bosses, la construction ayant été mal effectuée faute de moyens. Les façades de la bâtisse sont lézardées. Les habitants, qui sont au nombre d?une trentaine, vivent donc dans la promiscuité. L?un d?eux nous a montré son ventre portant une large plaie, causée par un coup de couteau. Il a été dernièrement poignardé par son fils, qui est en prison actuellement, et qui, nous dira le père, lui reprochait le fait de n?avoir pas pensé à son avenir. En principe, nous dit-on, le wali est au fait de ce problème et a promis aux représentants des habitants de faire un tour dans leur quartier. Les travailleurs de l?ECVE en grève Les travailleurs de l?Unité céramique et vaisselle (ECVE) de Guelma sont en grève depuis plus d?une semaine. Ils réclament trois mois d?arriérés de salaire. La direction a déclaré à la presse que cette grève est illégale, du moment qu?il n?y a eu ni préavis ni d?assemblée générale, même si ce que réclament les travailleurs relève de leur droit. Selon lui, il y a un léger mieux au niveau de l?unité, mais les différentes dettes qu?elle accuse depuis plusieurs années s?élèvent à 100 milliards de centimes. Les clients de l?unité sont prêts à payer la production pour peu que les travailleurs se remettent au travail. Il faut dire, ajoute-on à la direction, que les produits de bonne qualité de l?unité s?écoulent difficilement du fait d?une concurrence sauvage exercée par les barons des conteneurs.

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