Mardi 689e jour de l'agression sioniste contre la population civile de Ghaza et près de 6 mois (177 jours) de siège total de l'enclave, l'armée génocidaire d'Israël poursuit ses massacres contre les femmes, les enfants, et les personnes à la recherche d'aide alimentaire.
Le rapport statistique publié, hier, par le ministère de la Santé, fait état de 403 victimes lors des précédentes 24h (lundi), dont 75 martyrs et 370 blessés transférés vers les hôpitaux de Ghaza, portant à 62.819 martyrs et 158.629 blessés, le nombre total de victimes palestiniennes, depuis le 7 octobre 2023. Quant au bilan des victimes depuis la reprise des bombardements, le 18 mars 2025, il passe à 10.975 martyrs et 46.588 blessés. En outre, l'armée d'occupation et les agents de la fondation américaine «GHF» ont tué 17 Palestiniens et blessé 122 autres dans les « centres d'aide » israélo-américains, durant les précédentes 24 heures, portant le nombre total des victimes parmi les demandeurs d'aide alimentaire à 2.140 martyrs et 15.737 blessés.
Par ailleurs, le ministère fait état du décès de 3 nouveaux cas de personnes affamées, portant le nombre total de victimes de la famine et de la malnutrition, imposée par Israël et soutenue par les Etats-Unis, à 303 martyrs, dont 117 enfants. Hier, des sources hospitalières à Gaza ont fait état de la mort en martyrs de 48 Palestiniens sous les tirs de l'armée d'occupation israélienne depuis l'aube jusqu'à 15h (localement), dont 9 demandeurs d'aide alimentaire.
Par ailleurs, dans un autre communiqué, le ministère de la Santé a réitéré son appel urgent à un approvisionnement pour alimenter les banques de sang des hôpitaux de Ghaza qui « souffrent d'une grave pénurie d'unités et de composants sanguins ». Les centaines de blessés quotidiennement, en plus des malades nécessitent des apports journaliers de « plus de 350 unités et composants sanguins », ajoute le ministère. « Les sources d'augmentation des stocks de sang et de composants sanguins, notamment les campagnes de dons communautaires, ont diminué en raison de la propagation de la famine et de la malnutrition », souligne le communiqué qui « lance un appel urgent à toutes les parties concernées pour augmenter les stocks de sang et de composants sanguins dans les hôpitaux ».
Interdiction des protéines animales
En 30 jours, un peu plus de 2.600 camions d'aides alimentaires, via des organisations internationales et d'ONG, ont été autorisés par l'entité sioniste à entrer à Ghaza, soit l'équivalent de 4 jours et demi des besoins réels pour une population de 2,4 millions de personnes soumise à une famine et une malnutrition généralisées, a indiqué, hier, un communiqué du Service de presse du gouvernement de Ghaza.
« Le nombre total de camions d'aide humanitaire entrés dans la bande de Ghaza, au cours des 30 derniers jours (du 27 juillet au 25 août), n'a été que de 2.654, sur les 18.000 (à raison de 600 par jour, ndlr) prévus. Cela représente moins de 15 % des besoins réels », alors que durant les cinq derniers jours (de jeudi à lundi), « seuls 467 camions d'aide sont entrés à Ghaza, sur un total prévu de 3.000 », lit-on dans le communiqué. En outre, la même source précise que « ces camions ont été pillés dans un contexte de chaos sécuritaire délibérément créé par l'occupation israélienne » dont les soldats tirent sur les humanitaires qui tentent d'assurer la protection de cette aide. Le communiqué ajoute que depuis le 2 mars dernier (177 jours), en plus de « fermer complètement les points de passage », l'occupation israélienne, assurée du soutien américain et européen, « empêche l'entrée de 430 denrées alimentaires de base nécessaires aux enfants, aux malades et aux personnes affamées ». Parmi les produits interdits d'entrée, depuis près de six mois, le communiqué cite : les Å“ufs, les viandes rouges et blanches, dont le poisson, le fromage et autres produits laitiers, les fruits et légumes, ainsi que les compléments alimentaires nécessaires aux femmes enceintes et aux malades.
Un raid israélien en Cisjordanie occupée fait au moins 58 blessés palestiniens
Au moins 58 Palestiniens, dont un enfant, ont été blessés par des tirs israéliens de balles réelles lors d'un raid sur Ramallah et el-Bireh, en Cisjordanie occupée, a rapporté le Croissant-Rouge palestinien (CRSP). Le CRSP a également indiqué que ses équipes de secouristes ont été empêchées, à plusieurs reprises, d'atteindre les blessés, faisant état de tirs de semonce sur les ambulances par les forces israéliennes.
Le ministère de la Santé de Ramallah a précisé que l'enfant, âge de 13 ans, a subit une intervention chirurgicale après avoir été blessé à l'abdomen. Al Jazeera a rapporté que l'assaut des forces d'occupation israéliennes a duré plusieurs heures, au cours desquelles un bureau de change a été attaqué dans le centre de Ramallah et el-Bireh, confisquant son contenu et arrêtant plusieurs employés.
Des images de vidéosurveillance diffusées par le Centre de communication du gouvernement montrent des soldats israéliens lançant une grenade fumigène dans un salon de coiffure de Ramallah, où des civils s'étaient réfugiés.
Des sources ont indiqué à Al Jazeera que des tireurs d'élite des forces israéliennes ont été déployés sur les toits pendant le raid. D'autres informations ont fait état d‘une prise d'assaut de la ville d'Al-Khalil, bouclant le centre-ville.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed Mehdi
Source : www.lequotidien-oran.com