Mercredi 676e jour de l'agression sioniste contre la population civile de Ghaza et plus de 5 mois (164 jours) de siège total de l'enclave, l'armée génocidaire d'Israël poursuit ses massacres contre les femmes, les enfants, et les personnes à la recherche d'aide alimentaire.
Le rapport statistique publié, hier, par le ministère de la Santé, fait état de 560 victimes lors des précédentes 24h (mardi), dont 123 martyrs et 437 blessés transférés vers les hôpitaux de Ghaza, soit au total 61.722 martyrs et 154.525 blessés, depuis le 7 octobre 2023. Le bilan des victimes depuis la reprise des bombardements, le 18 mars 2025, s'élève quant à lui à 10.201 martyrs et 42.484 blessés.
En outre, l'armée d'occupation et les agents de la fondation américaine «GHF» ont tué 21 Palestiniens et blessé 185 autres dans les «centres d'aide» israélo-américains, durant les précédentes 24 heures, portant le nombre total des victimes parmi les demandeurs d'aide alimentaire à 1.858 martyrs et 13.594 blessés.
Par ailleurs, le ministère a fait état de 8 nouveaux cas de décès de personnes affamées, dont 3 enfants, ce qui porte le nombre total des victimes de la famine et de la malnutrition, imposée par Israël et soutenue par les Etats-Unis, à 235 martyrs, dont 106 enfants.
La situation dans les hôpitaux se dégrade davantage au moment où l'armée sioniste continue de bombarder l'ensemble de Ghaza et d'empêcher l'entrée de médicaments et autres consommables pour les secours d'urgence des blessés.
A ce propos, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a indiqué, mardi, que «moins de la moitié des hôpitaux de Ghaza sont partiellement opérationnels, tandis que seulement 38 % des centres de soins de santé primaires sont partiellement fonctionnels». Dans un article publié sur X, le Dr Richard Peepkorn, de l'OMS, a qualifié la situation sanitaire de «catastrophique». «Les hôpitaux sont particulièrement débordés par les blessés provenant des zones de distribution alimentaire, ce qui entraîne également une pénurie persistante de sang et de plasma», a écrit M. Peepkorn.
«La faim et la malnutrition continuent de sévir à Ghaza. Près de 12.000 enfants de moins de cinq ans à Ghaza ont été identifiés comme souffrant de malnutrition aiguë en juillet – le chiffre mensuel le plus élevé à ce jour», a-t-il ajouté.
Hier, le Complexe médical Nasser a annoncé le décès d'un enfant de Khan Younès de la polio. En outre, le directeur des secours médicaux à Ghaza a indiqué que 300 cas de maladies de la peau ont été enregistrés mardi, ajoutant que les hôpitaux ne disposent pas des médicaments nécessaires pour les traiter. «La situation sanitaire se détériore de jour en jour avec la propagation de plusieurs maladies», a-t-il ajouté, soulignant que le système de santé devient de plus en plus défaillant en raison du peu d'acheminement de l'aide médicale.
Hier, jusqu'à 13h localement, les attaques de l'armée d'occupation ont fait 60 martyrs, dont 33 dans Ghaza-ville, ont indiqué des sources médicales à Al Jazeera, précisant que parmi les martyrs figurent 22 demandeurs d'aide alimentaire dans différentes zones de l'enclave.
Assassinat des 6 journalistes : Une plainte sera déposée devant la CPI
La Fondation Hind Rajab (HRF) et le Centre palestinien pour les droits de l'homme (PCHR) ont annoncé, mardi après-midi, qu'ils déposeraient une plainte conjointe devant la Cour pénale internationale (CPI) pour le meurtre de quatre journalistes d'Al Jazeera et de deux autres photographes lors d'une frappe aérienne israélienne ciblant, dimanche, une tente des médias à proximité de l'hôpital Al-Shifa.
HRF a déclaré dans un communiqué avoir entamé une enquête qui a mené aux principaux responsables de la chaine de commandement qui a décidé d'assassiner les six journalistes. L'enquête de HRF retrace la chaîne de commandement depuis Netanyahou jusqu'aux hauts responsables de l'armée israélienne, y compris les commandants de l'armée de l'air et des services de renseignement.
De son côté, le PCHR a fourni des documents sur d'autres journalistes d'Al Jazeera tués lors d'attaques ciblées suite à des campagnes de diffamation publiques menée par l'armée israélienne et des médias sionistes. «Lorsque les enquêteurs de la Fondation ont commencé à reconstituer la frappe aérienne, ils ont suivi la piste depuis le moment où la caméra d'un drone a capté la position d'Al-Sharif jusqu'à l'impact du missile», lit-on dans le communiqué de la Fondation.
La même source précise qu'à l'aide de «schémas opérationnels», de «rapports de renseignement d'origine électromagnétique» et «d'analyses militaires d'experts», la Fondation «a identifié la chaîne de commandement derrière l'assassinat».
Le communiqué cite nommément le «Chef d'état-major général» de l'armée d'occupation sioniste, le «Commandant de l'armée de l'air», le «Commandant du commandement Sud», l'ancien et l'actuel «commandant de l'unité 8200 (branche israélienne du renseignement d'origine électromagnétique)», le «Commandant de la base aérienne de Palmachim», et le porte-parole arabophone de l'armée israélienne responsable d'une campagne de diffamation soutenue contre Al-Sharif».
La requête accuse les personnes nommées de crimes de guerre et de génocide, et demande l'émission de mandats d'arrêt et l'inclusion de tous les meurtres de journalistes à Ghaza dans l'enquête de la CPI sur la Palestine.
«Les preuves sont là. Le fondement juridique est inébranlable. La compétence est établie sans conteste. Il reste à la Cour pénale internationale de dépasser les déclarations de «grave préoccupation» et de prendre la mesure décisive que la justice exige : agir», a ajouté HRF.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed Mehdi
Source : www.lequotidien-oran.com