Mardi 682e jour de l'agression sioniste contre la population civile de Ghaza et plus de 5 mois (170 jours) de siège total de l'enclave, l'armée génocidaire d'Israël poursuit ses massacres contre les femmes, les enfants, et les personnes à la recherche d'aides alimentaires.
Le rapport statistique publié, hier, par le ministère de la Santé, fait état de 403 victimes lors des précédentes 24h (lundi), dont 60 martyrs (dont les restes de 2 corps retrouvés sous les décombres) et 343 blessés transférés vers les hôpitaux de Ghaza, soit au total 62.064 martyrs et 156.573 blessés, depuis le 7 octobre 2023. Le bilan des victimes depuis la reprise des bombardements, le 18 mars 2025, passe ainsi à 10.518 martyrs et 44.532 blessés.
En outre, l'armée d'occupation et les agents de la fondation américaine «GHF» ont tué 31 Palestiniens et blessé 197 autres dans les «centres d'aide» israélo-américains, durant les précédentes 24 heures, portant le nombre total des victimes parmi les demandeurs d'aide alimentaire à 1.996 martyrs et 14.898 blessés.
Par ailleurs, le ministère a fait état, hier, du décès de 3 adultes affamés, portant le nombre total de victimes de la famine et de la malnutrition, imposée par Israël et soutenue par les Etats-Unis, à 266 martyrs, dont 112 enfants.
Les bombardements de mardi ont fait, jusqu'à 15h30 (localement), au moins 40 martyrs dans plusieurs zones de la bande de Ghaza, dont 6 demandeurs d'aide alimentaire, ont indiqué à Al Jazeera des sources hospitalières.
En outre, le Bureau des médias du gouvernement de Ghaza a annoncé le martyr du journaliste Islam al-Komi, également créateur de contenu pour plusieurs plateformes médiatiques, faisant passer le nombre de journalistes et photographes martyrs à 239 depuis le début de la guerre génocidaire.
Situation catastrophique dans les laboratoires d'analyses médicales
Dans un autre communiqué de presse consacré à «l'état des laboratoires et des banques de sang», le ministère de la Santé de Ghaza a indiqué que «49% du matériel d'analyse de laboratoire est en rupture de stock» et que «60,3% du matériel de laboratoire de base restant suffira pour moins d'un mois», même situation pour «51,4 % des consommables et autres fournitures de laboratoire».
Le document ajoute que pour de nombreux tests de base dans les blocs opératoires et les unités de soins intensifs les stocks «sont épuisés ou sur le point de l'être».
«La plupart des matériels nécessaires aux tests sanguins de médicaments pour les patients ayant subi une transplantation rénale ou hépatique sont épuisés», alors que «le matériel de test de Numération Formule Sanguine (NFS), test de base pour les patients hospitalisés, est sur le point d'être épuisé, et les stocks disponibles ne sont suffisants que pour un nombre limité de jours», précise le ministère de la Santé. La situation est encore plus grave pour certains examens de laboratoires nécessaires pour éviter des contaminations. C'est le cas, note le communiqué, des «tests sanguins pour les infections virales (HBsAg, VHC, VIH) qui ne suffisent que pour quelques jours, ce qui présente un risque de transfusions sanguines dangereuses».
La liste est encore longue, puisque les «analyses de gaz du sang ne suffisent que pour quelques jours», que «42% des tests chimiques (tels que la bilirubine et l'ammoniac) sont en fin de vie», que les stocks de poches de sang et de kits de transfusion sanguine «ne suffisent que pour moins d'un mois», alors que les «tests immunologiques et le laboratoire central (dépistage néonatal, tests PCR) sont suspendus depuis le début de l'agression». Sans compter que globalement «environ 45 % du matériel de laboratoire a été endommagé ou détruit et nécessite des travaux de maintenance et des pièces de rechange».
Le personnel de l'aide humanitaire a payé un lourd tribut
A l'occasion de la Journée mondiale de l'aide humanitaire, Philippe Lazzarini, commissaire général de l'UNRWA, a publié, mardi, sur son compte officiel X, un «hommage au personnel de l'agence (qui) a payé un lourd tribut».
«Près de 360 membres du personnel ont été tués, dont plusieurs dans l'exercice de leurs fonctions. Des centaines ont été blessés, et près de 50 membres du personnel ont été arrêtés ou détenus, et certains ont été torturés avant d'être libérés. Notre personnel ne baisse toutefois pas les bras malgré l'enfer qu'il vit au quotidien» écrit M. Lazzarini. «Je rends également hommage aux équipes de l'UNRWA dans toute la région qui continuent à fournir des services, en particulier dans les domaines de l'éducation et des soins de santé primaires, malgré les immenses défis», et au moment où l'agence «est confrontée à des menaces existentielles», lit-on dans la publication.
«Nos équipes agissent pour l'humanité. Elles sont déterminées à poursuivre leur mission jusqu'à ce qu'une solution juste soit trouvée au sort des réfugiés palestiniens, jusqu'à ce que le conflit qui dure depuis des décennies prenne enfin fin par des moyens diplomatiques et pacifiques. Il est temps. Il est grand temps», conclut Philippe Lazzarini.
De son côté, le Centre palestinien pour les droits de l'homme (PCHR) a publié, hier, les chiffres des martyrs des membres du personnel humanitaire depuis le début du génocide israélien à Ghaza. Sur un nombre global de plus 695 martyrs, 230 sont membres des ONG de la société civile palestinienne, 360 agents de l'UNRWA, 70 membres d'organisations internationales et 35 du Croissant Rouge Palestinien, selon le PCHR.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed Mehdi
Source : www.lequotidien-oran.com