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Ghaza: La pire des catastrophes en marche



Vendredi 692e jour de l'agression sioniste contre la population civile de Ghaza et 6 mois (180 jours) de siège total de l'enclave, l'armée génocidaire d'Israël poursuit ses massacres contre les femmes, les enfants, et les personnes à la recherche d'aide alimentaire.

Le rapport statistique publié, hier, par le ministère de la Santé, fait état de 403 victimes lors des précédentes 24h (jeudi), dont 59 martyrs et 224 blessés transférés vers les hôpitaux de Ghaza, portant à 63.025 martyrs et 159.490 blessés, le nombre total de victimes Palestiniennes depuis le 7 octobre 2023. Quant au bilan des victimes depuis la reprise des bombardements, le 18 mars 2025, il passe à 11.178 martyrs et 47.449 blessés.

En outre, l'armée d'occupation et les agents de la fondation américaine «GHF» ont tué 23 Palestiniens et blessé 182 autres dans les «centres d'aide» israélo-américains, durant les précédentes 24 heures, portant le nombre total des victimes parmi les demandeurs d'aide alimentaire à 2.203 martyrs et 16.228 blessés.

Par ailleurs, le ministère fait état, vendredi, du décès de 5 nouveaux cas de personnes affamées, dont 2 enfants, portant le nombre total de victimes de la famine et de la malnutrition, imposée par Israël avec le soutien des Etats-Unis, à 322 martyrs, dont 121 enfants. La même source a également précisé que depuis l'annonce de la classification de la ville de Ghaza comme zone de famine par l'IPC, le 22 août dernier, «44 décès ont été enregistrés, dont 6 enfants».

Hier, 47 martyrs ont été enregistrés dans les attaques israéliennes sur différentes parties de Ghaza, depuis l'aube jusqu'à 15h (localement), ont indiqué des sources hospitalières à Al Jazeera, précisant que 7 parmi les victimes attendaient de l'aide alimentaire devant les centres de l'organisation criminelle américaine «GHF».

De son côté, le directeur général du ministère de la Santé Mounir al-Bursh, a déclaré à Al Jazeera que l'armée d'occupation intensifie l'usage des robots explosifs dans la ville de Ghaza. «Israël utilise quotidiennement 7 à 10 robots piégés dans la ville de Ghaza, qui transportent jusqu'à 7 tonnes d'explosifs», affirme al-Bursh, ajoutant que la situation devient de plus en plus dangereuse dans cette région en raison de la forte densité de population due aux déplacements forcés.

«Tous les habitants de l'est de Ghaza ont été déplacés vers l'ouest de la ville où la densité de population a atteint 60.000 habitants au kilomètre carré», a-t-il précisé, relevant que «les habitants ne veulent pas quitter la ville de Ghaza» et que «le projet de l'occupation visant à les chasser échouera».

Le gouvernement de Ghaza dément : Il n'existe pas de «vastes espaces vides» au sud

«L'armée d'occupation israélienne propage des mensonges et publie des cartes trompeuses pour déplacer de force les habitants de la ville de Ghaza et du nord, afin d'aggraver la crise humanitaire», a déclaré, jeudi, le Bureau des médias du gouvernement de Ghaza dans un communiqué.

La déclaration dément formellement l'existence de «vastes espaces vides» dans le sud de la bande, comme le prétend l'armée génocidaire d'Israël pour préparer le déplacement les centaines de milliers d'habitants des gouvernorats du nord de l'enclave, dont la ville de Ghaza. «Les affirmations de l'armée d'occupation israélienne concernant l'existence de «vastes espaces vides» dans le sud de la bande de Ghaza sont fausses et contradictoires avec la réalité sur le terrain. Il s'agit d'une tentative de tromper l'opinion publique internationale et de dissimuler le crime de déplacement forcé, et une campagne de propagande visant à briser la détermination des habitants de la ville de Ghaza et du nord», poursuit la déclaration.

Le communiqué explique que «les gouvernorats du sud et du centre» de l'enclave «sont surpeuplés de plus 1,25 million de personnes déplacées de force» et qui «vivent dans des tentes de fortune dépourvues des commodités les plus élémentaires et des produits de première nécessité». En outre, «les zones visées par l'occupation, qu'il s'agisse des camps d'«Al-Mawasi» ou d'«Al-Wusta», sont des territoires exigus et mal équipés pour accueillir cette population massive (venant du nord, ndlr)». Ce faisant, «l'occupation cherche à créer une nouvelle crise humanitaire, aggravant la tragédie qui dure depuis près de 700 jours de génocide», affirme encore le gouvernement de Ghaza.

UNRWA : L'escalade militaire à Ghaza mène à la catastrophe

«L'intensification de l'opération militaire israélienne dans la ville de Ghaza exposera environ un million de personnes à de nouveaux déplacements forcés. Toute nouvelle escalade, compte tenu de la famine à Ghaza, aggravera les souffrances et poussera davantage de personnes vers la catastrophe», a déclaré hier l'UNRWA. Cette réaction intervient après la déclaration par l'armée d'occupation israélienne de la ville de Ghaza comme «zone de combat dangereuse», annonçant avoir lancé les premières étapes d'un assaut sur la ville.

L'assaut contre la ville de Ghaza et le déplacement de population de plus d'un million de personnes et les forts risques de carnages contre une population qui refuse de quitter ces zones, ont fait réagir plusieurs pays.

Ainsi, l'Espagne annonce, par la voix de son chef de la diplomatie, José Manuel Albares, qu'elle demandera «l'interdiction des ventes d'armes européennes à Israël». «Nous présenterons un plan européen pour mettre fin à la guerre à Ghaza et proposerons des mesures urgentes pour lutter contre la famine. Nous demanderons l'élargissement de la liste des sanctions contre ceux qui font obstacle à la paix et demanderons l'interdiction des ventes d'armes européennes à Israël. La solution à deux États est la voie vers la paix et la stabilité au Moyen-Orient», a déclaré M. Albares.

En Autriche, «26 diplomates ont appelé leur gouvernement à imposer des sanctions à Israël», a rapporté un correspondant d'Al Jazeera.

De son côté, le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré, hier, que son pays a décidé de «rompre tous ses liens économiques et commerciaux avec Israël et de fermer son espace aérien aux avions israéliens, en raison des massacres de masse perpétrés contre les Palestiniens dans la bande de Ghaza» et de «politiques agressives (de l'occupation) qui s'étendent à al-Qods et en Cisjordanie occupée, ainsi qu'à la Syrie, à l'Iran et au Liban», rapporte Al Jazeera.


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