Mercredi 656e jours d'agression sioniste et 144e jour de siège total de Ghaza, l'armée génocidaire d'Israël augmente la cadence de ses massacres contre la population civile, femmes et enfants, et les personnes à la recherche d'aide alimentaire.
Le nouveau bilan du ministère de la Santé publié, hier, fait état de 647 victimes, dont 113 martyrs et 534 blessés transférés dans les hôpitaux de Ghaza lors des précédentes 24h (mardi), soit au total 59.219 martyrs et 143.045 blessés, depuis le 7 octobre 2023. Quant au nombre de victimes depuis la reprise des bombardements, le 18 mars 2025, il s'élève à 8.363 martyrs et 31.004 blessés.
Avec la complicité américaine évidente, les massacres israéliens dans les «centres d'aide» israélo-américains se poursuivent encore. Lors des précédentes 24h les hôpitaux ont reçu 34 martyrs et 644 blessés, ce qui porte à 1.060 martyrs et 7.207 blessés le nombre total de victimes parmi les demandeurs d'aide alimentaire, ajoute la même source.
Par ailleurs, parmi plus de 111 martyrs de la famine, 84 sont des enfants, a indiqué le directeur de l'hôpital al-Shifa, précisant que les structures hospitalières sont jonchées de malades dus à la malnutrition qui sévit à Ghaza en raison du blocage total imposé par Israël depuis près de 5 mois.
Hier, le Bureau des médias du gouvernement de Ghaza a annoncé le martyr de deux journalistes, portant à 231 le nombre de martyrs des professionnels de la presse et des médias depuis le début du génocide israélien. «Le nombre de journalistes martyrs s'élève à 231 après l'annonce du martyre des collègues journalistes Tamer Al-Za'anin et Walaa Al-Jabari», annonce le Bureau des médias.
Le communiqué rappelle que Tamer Al-Za'anin à travaillé comme photojournaliste pour plusieurs médias, et que Walaa Al-Jabari a été rédactrice en chef de plusieurs titres. Walaa Al-Jabari est tombée en martyre avec son mari et ses enfants suite à un bombardement dans la ville de Ghaza.
«Le Bureau des médias du gouvernement condamne avec la plus grande fermeté le ciblage systématique des journalistes palestiniens par l'occupation «israélienne»» et appelle «la Fédération internationale des journalistes, la Fédération des journalistes arabes et tous les organismes journalistiques du monde entier à condamner ces crimes systématiques» commis par Israël dans la bande de Ghaza.
Les bombardements d'hier sur plusieurs régions de Ghaza ont fait, depuis l'aube jusqu'à 15h (localement) de la journée, pas moins de 41 martyrs, dont 10 parmi les demandeurs d'aide alimentaire, ainsi que des dizaines de blessés, ont indiqué des sources hospitalières à Al Jazeera.
Plus de 110 ONG appellent à éviter un désastre humanitaire encore plus grand
Dans un communiqué de presse conjoint daté du 23 juillet 2025, plus de 110 organisations humanitaires internationales tirent la sonnette d'alarme face à la crise grave humanitaire sans précédent qui frappe la bande de Ghaza, où une famine généralisée met en danger des millions de vies, en raison du blocage imposé par Israël depuis près de 5 mois.
Le blocus total imposé par le gouvernement israélien a créé des «conditions de vie insoutenables» provoquant un épuisement complet des réserves de nourriture, d'eau potable, de médicaments et de carburant, indiquent les ONG, notant que même «les travailleurs humanitaires doivent désormais faire la queue pour se nourrir, au même titre que la population civile».
«Des massacres sur les sites de distribution d'aide alimentaire à Ghaza se produisent presque quotidiennement. Au 13 juillet, l'ONU confirmait que 875 Palestiniens avaient été tués alors qu'ils cherchaient de la nourriture, 201 sur les routes de l'aide et les autres aux points de distribution. Des milliers d'autres ont été blessés», lit-on dans le communiqué. «Parallèlement, les forces israéliennes ont déplacé de force près de deux millions de Palestiniens épuisés, le dernier ordre de déplacement massif ayant été émis le 20 juillet, confinant les Palestiniens dans une superficie de moins de 12 % de Ghaza», ajoute le document.
«Le PAM avertit que les conditions actuelles rendent les opérations intenables. La famine des civils comme méthode de guerre est un crime de guerre», rapportent les ONG signataires.
Sur l'impact sanitaire dévastateur de ces mesures barbares de l'entité sioniste, le rapport, citant des professionnels de santé, fait état de «taux records de malnutrition aiguë, surtout chez les enfants et personnes âgées», une «explosion des cas de diarrhée aqueuse aiguë», et des «adultes qui s'effondrent dans les rues par manque de nourriture et d'hydratation».
Alors que le système humanitaire paralysé par les mesures de l'occupation, soutenue par les Etats-Unis et l'Union européenne, des «tonnes d'aide stagnent dans des entrepôts» à la frontière sud de Ghaza (avec l'Egypte), indiquent les ONG, rappelant que les «promesses d'amélioration (comme l'accord UE-Israël du 10 juillet) restent lettre morte».
Les organisations signataires, dont Médecins Sans Frontières (MSF), Amnesty International, Oxfam, Save the Children, Action Against Hunger, CARE, Islamic Relief, et Norwegian Refugee Council, exigent : un cessez-le-feu immédiat et permanent, l'ouverture de tous les points de passage terrestres, la levée de toutes les restrictions (israéliennes, ndlr), un accès humanitaire complet à toute la bande de Ghaza, l'abandon des modèles de distribution contrôlés par l'armée (israélienne), le rétablissement d'un mécanisme d'aide dirigé par l'ONU, et l'arrêt des transferts d'armes (vers l'entité sioniste).
Ce rapport souligne l'urgence absolue d'une intervention internationale pour éviter un désastre humanitaire encore plus grand, alors que la population de Ghaza est poussée à bout, tant physiquement que psychologiquement.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed Mehdi
Source : www.lequotidien-oran.com