Hier, dimanche 653e jour d'agression sioniste et 141e jour de siège total de Ghaza, les sirènes de détresse ont tenté de briser le silence complice de la communauté internationale qui se contente de regarder une population de plus de 2 millions de personnes, dont près d'un million d'enfants, mourir de famine, de soif, de bombardements et d'absence de soins médicaux.
« Nos sirènes sont la voix des affamés et des affligés ». A l'appel du ministère palestinien de la Santé à Ghaza, à 11h (localement), les sirènes des ambulances de Ghaza ont retenti simultanément dans plusieurs établissements hospitaliers, dont le Complexe médical Al-Shifa, l'hôpital des Martyrs d'Al-Aqsa, et le Complexe médical Nasser, pour alerter face à l'aggravation de la famine et à la dégradation de la situation sanitaire dans l'enclave assiégée depuis bientôt 5 mois.
Pour le 653e jour, l'armée génocidaire d'Israël poursuit ses massacres contre la population civile, femmes et enfants, et les personnes à la recherche d'aides alimentaires.
Le bilan du ministère de la Santé publié hier fait état de 715 victimes, dont 130 martyrs et 495 blessés parvenus dans les hôpitaux de Ghaza lors des précédentes 24h (samedi), soit au total 58.895 martyrs et 140.980 blessés, depuis le 7 octobre 2023. Depuis la reprise des bombardements, le 18 mars 2025, le nombre de victimes s'élève à 8.066 martyrs et 28.939 blessés. Les massacres dans les « centres d'aide » israélo-américains se poursuivent. Lors des précédentes 24h, les hôpitaux ont reçu 31 martyrs et 107 blessés, portant le nombre total des victimes parmi les demandeurs d'aide alimentaire à 922 martyrs et 5.861 blessés, ajoute le ministère.
Dans une déclaration à Al Jazeera, le Dr Mohammed Abu Salmiya, directeur du complexe médical Al-Shifa, a affirmé que cette politique israélienne de blocus généralisé « menace aussi bien la population de Ghaza, mais aussi la vie des blessés et des malades dans les hôpitaux ».
Le directeur général du ministère de la Santé de Ghaza a lui aussi déclaré: « Nous sommes confrontés à un massacre complexe dû à la famine et aux bombardements incessants ». « Un massacre silencieux qui a fait à ce jour 86 martyrs (18 en 24 heures), dont 76 enfants et 10 adultes, morts de famine et de malnutrition », affirme encore le ministère de la Santé qui a appelé à « l'ouverture immédiate des points de passage pour permettre l'entrée des besoins en nourriture et en médicaments ».
Hier, depuis l'aube jusqu'à 15h, le bilan des massacres israéliens s'est élevé à « 84 martyrs, dont 73 parmi les demandeurs de l'aide alimentaire, ainsi que 150 blessés, dont certains dans un état grave », a indiqué le ministère de la Santé dans une autre publication. Sur le terrain, la résistance continue de mener des opérations contre les troupes sionistes dans plusieurs régions à Ghaza.
Les Brigades al-Qassam, la branche militaire du Mouvement de résistance islamique (Hamas), a annoncé hier qu'un de ses tireurs d'élite a abattu un soldat sioniste, qui se trouvait à bord d'un char Merkava près de l'école Nazareth, dans le quartier de Shujaiya, à l'est de la ville de Ghaza.
Toujours à Al-Shujaiya, Al-Qassam ajoute : « En collaboration avec les Brigades Al-Qods, nous avons ciblé trois chars sionistes Merkava avec des bombes Shawath et Thaqib et un missile Tandem ». Le Conseil norvégien pour les réfugiés appelle à un « véritable accès » à Ghaza.
Dans une publication sur X, Jan Egeland, directeur du Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC), a rejeté les récents commentaires du chef de la diplomatie européenne, qui a déclaré que l'Union avait noté « quelques signes positifs » concernant la distribution de l'aide à Ghaza. Kaja Kallas a déclaré aux journalistes cette semaine que des « signes positifs » comprenaient « davantage de camions entrant » dans l'enclave bombardée. « Mais pour le NRC et bien d'autres, aucune aide n'est arrivée depuis 142 jours. Pas un seul camion.
Pas une seule livraison. Pour les rares acteurs autorisés à acheminer des fournitures limitées, l'ONU rapporte qu'entre le 19 mai et le 14 juillet, seulement 28 camions par jour en moyenne ont été récupérés pour être distribués à Ghaza », a déclaré Jan Egeland.
« Pourquoi ? Parce que les convois humanitaires circulent sans sécurité, que les chauffeurs sont pris sous les tirs et que des civils sont tués en attendant de la nourriture. Ce n'est pas un accès », a-t-il poursuivi.
Le directeur du NRC explique que « plus de 85 % des camions d'aide humanitaire n'arrivent jamais à destination », que leur contenu est soit « saisi ou dépouillé en cours de route par des foules affamées, ou perdu dans le chaos de systèmes effondrés ». « Sur les "sites de distribution" militarisés gérés par la Fondation humanitaire pour Ghaza, le résultat a été une mort massive de civils, et non une aide humanitaire ». « L'accès signifie plus que l'entrée : il signifie une distribution sûre, fiable et respectueuse des principes. Rien de tout cela n'existe », dit-il encore.
Alors, « qualifier cela de "bon signe" est non seulement trompeur, mais cela remet en cause la réalité à laquelle les travailleurs humanitaires et les civils sont confrontés au quotidien », dénonce le patron du NRC qui appelle « les donateurs et les diplomates » à « exiger un véritable accès : des garanties de sécurité, une entrée à grande échelle et la fin des distributions militarisées ». « Ce n'est pas un progrès. C'est un échec, rebaptisé », conclut M. Egeland dans sa publication.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : le marché de change formel : une nécessité
Source : www.lequotidien-oran.com