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Ghaza : Appel à l'ouverture de couloirs humanitaires



Dimanche 660e jours d'agression sioniste et 148e jour de siège total de Ghaza, l'armée génocidaire d'Israël augmente la cadence de ses massacres contre la population civile, femmes et enfants, et les personnes à la recherche d'aides alimentaires. Le nouveau bilan du ministère de la Santé publié, hier, fait état de 569 victimes, dont 88 martyrs et 374 blessés transférés dans les hôpitaux de Ghaza lors des précédentes 24 heures (vendredi), soit au total 59.821 martyrs et 144.851 blessés, depuis le 7 octobre 2023.

En outre, le nombre de victimes depuis la reprise des bombardements, le 18 mars 2025, s'élève à 8.657 martyrs et 32.810 blessés.

Par ailleurs, les massacres israéliens dans les «centres d'aide» israélo-américains se poursuivent toujours, faisant, lors des précédentes 24 heuires, pas moins de 11 martyrs et 36 blessés, portant à 1.132 martyrs et 7.521 blessés le nombre total des victimes parmi les demandeurs d'aide alimentaire, ajoute la même source.

Six nouveaux cas de martyrs de la famine imposée ont été enregistrés par les hôpitaux de la bande de Ghaza, au cours des dernières 24 heures, ce qui porte le nombre total de décès dus à la famine et à la malnutrition à 133, dont 87 enfants, note également le communiqué du ministère de la Santé.

Hier, une source à l'hôpital Al-Shifa a annoncé le martyre de deux Palestiniens adultes des suites de la famine et de la malnutrition. Il s'agit d'une femme de 38 ans et d'un homme de 46 ans, rapporte Al Jazeera.

De son côté, le responsable du Bureau régional des médias de Médecins sans frontières (MSF) a déclaré, à Al Jazeera, qu'«un enfant sur quatre souffre de malnutrition à Ghaza», appelant la Communauté internationale à «prendre des mesures pour faire pression sur Israël (qui) s'obstine à ignorer son obligation morale à l'égard de Ghaza».

Les bombardements de dimanche ont fait, depuis l'aube jusqu'à 13h (localement), pas moins de 53 martyrs, dont 32 personnes parmi les demandeurs d'aide alimentaire, ainsi que des dizaines de blessés lors de ces attaques barbares.

Par ailleurs, au moins 11 Palestiniens ont été blessés lors des largages d'aide par l'occupation sioniste dans le nord de la bande de Ghaza, a rapporté Al Jazeera English (AJE). «L'une des palettes étant tombée directement sur des tentes où vivent des personnes déplacées», selon des sources médicales citées par AJE.

Alors que Ghaza est soumise depuis 148 jours à un blocus alimentaire, médical et humanitaire, provoquant une famine généralisée, l'armée génocidaire israélienne tente de faire diversion en annonçant, samedi, qu'elle allait « procéder à un largage d'aide humanitaire dans le cadre des efforts déployés pour permettre et faciliter l'entrée de l'aide».

World Central Kitchen : Peu de pillages de nos convois avant le blocus imposé par Israël

Le Fondateur de World Central Kitchen (WC) a dénoncé, dimanche, le silence du monde sur ce qui se passe à Ghaza.

«Les personnes de conscience doivent mettre fin à la famine à Ghaza dès maintenant. Il n'y a aucune excuse pour le silence du monde alors qu'il regarde deux millions de personnes à Ghaza au bord d'une famine de masse», a déclaré José Andrés dans une «Opinion» publiée, dimanche, sur The New York Times. «En tant que force d'occupation, les Israéliens sont responsables de la survie des civils à Ghaza. Certains peuvent trouver cela injuste, mais c'est le droit international. À cette fin, la Fondation humanitaire de Ghaza, un groupe d'aide soutenu par Israël, a mis en place un nouveau plan de distribution de nourriture à partir de quelques centres, ce qui a obligé les personnes désespérément affamées à parcourir des kilomètres à pied et à risquer leur vie. À l'époque de sa création, les groupes d'aide internationale avaient prévenu que ce plan serait dangereux et inefficace. Ces avertissements se sont malheureusement avérés exacts. Il est temps de repartir à zéro», écrit José Andrés.

Le Fondateur de WCK explique aussi que les convois de son organisation humanitaire étaient très peu pillés avant le blocus imposé par Israël en mars dernier. «Le gouvernement israélien a affirmé que le Hamas volait la nourriture à Ghaza. Il affirme également qu'il fait « tout ce qui est possible» pour nourrir les Palestiniens. Voici la réalité que nous avons constatée sur le terrain. Avant le blocus israélien de l'aide humanitaire, qui a débuté en mars, nos convois n'ont connu que très peu de violences ou de pillages. (…)

Aujourd'hui, il est rare que les camions entrant dans Ghaza parviennent sans encombre à nos cuisines ou à celles d'autres groupes d'aide sans être pillés. Les chauffeurs et les employés des cuisines sont souvent attaqués par des groupes armés d'origine inconnue», affirme encore José Andrés.

Le patron de WCK appelle à : «ouvrir des couloirs humanitaires accessibles à tous les groupes d'aide opérant à Ghaza, afin de garantir que la nourriture, l'eau et les médicaments puissent arriver en toute sécurité et à grande échelle», et à «augmenter considérablement la production de repas chauds», car «contrairement aux denrées alimentaires en vrac, les repas chauds ont peu de valeur de revente pour les bandes organisées».

Sur la manière de distribuer l'aide, il explique qu'il faut «livrer les repas là où les Palestiniens s'abritent, plutôt que d'attendre d'eux qu'ils se rendent à quelques points de distribution, où la violence éclate souvent». José Andrés ajoute que WCK veut «préparer un million de repas par jour, et non des dizaines de milliers». Nous estimons qu'il faudrait pour cela cinq grandes cuisines dans les zones de sécurité, où les produits alimentaires en vrac peuvent être livrés, préparés et distribués sans risque de violence. Ces grandes cuisines permettraient également d'approvisionner des centaines de petites cuisines communautaires, au niveau du quartier, dans toute la bande de Ghaza, en donnant aux communautés les moyens d'être des partenaires essentiels».


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