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Ghaza : 100.000 enfants menacés de mort imminente



Samedi 659e jour d'agression sioniste et 147e jour de siège total de Ghaza, l'armée génocidaire d'Israël augmente la cadence de ses massacres contre la population civile, femmes et enfants, et les personnes à la recherche d'aide alimentaire.

Le nouveau bilan du ministère de la Santé publié, hier, fait état de 569 victimes, dont 57 martyrs et 512 blessés transférés dans les hôpitaux de Ghaza lors des précédentes 24h (vendredi), soit au total 59.733 martyrs et 144.477 blessés, depuis le 7 octobre 2023. En outre, le nombre de victimes depuis la reprise des bombardements, le 18 mars 2025, il s'élève à 8.581 martyrs et 32.436 blessés.

Par ailleurs, les massacres israéliens dans les «centres d'aide» israélo-américains se poursuivent toujours, faisant, lors des précédentes 24h, pas moins de 29 martyrs et 165 blessés, portant à 1.121 martyrs et 7.485 blessés le nombre total des victimes parmi les demandeurs d'aide alimentaire, ajoute la même source. Le Bureau des médias du gouvernement de Ghaza a alerté hier, dans un communiqué, sur un risque de «massacre imminent de 100.000 enfants d'ici quelques jours si le lait maternisé n'est pas immédiatement introduit». «Nous mettons en garde avec la plus grande fermeté contre une catastrophe humanitaire sans précédent et imminente perpétrée par l'occupation «israélienne» dans la bande de Ghaza. Plus de 100.000 enfants de deux ans et moins, dont 40.000 nourrissons de moins d'un an, sont menacés de mort imminente d'ici quelques jours en raison de l'absence totale de lait maternisé et de compléments alimentaires, de la fermeture continue des points de passage et de l'interdiction d'entrée des produits de première nécessité», indique la déclaration du gouvernement de Ghaza. Tout en appelant à «l'entrée immédiate de lait maternisé et de compléments alimentaires», à «l'ouverture immédiate et inconditionnelle des points de passage», à «la levée totale du blocus criminel», et à une «action internationale urgente», le communiqué tient pour responsable de ces massacres «l'occupation «israélienne» et les États impliqués dans le génocide des enfants de Ghaza», considérant «le silence persistant de la communauté internationale» comme une «complicité flagrante».

Samedi, une source à l'hôpital baptiste de la bande de Ghaza a annoncé le martyre du nourrisson Hood Arafat, âgé d'une semaine, des suites de malnutrition et de manque de lait, rapporte Al Jazeera. La même source a rapporté également, citant le directeur du complexe médical Al-Shifa, que les hôpitaux de l'enclave «ont recensé, au cours des dernières 24 heures, le martyre de 5 Palestiniens, dont 2 enfants, pour cause de famine», portant à «127, dont 85 enfants, le nombre de décès suite à la famine et à la malnutrition».

Qatar et Égypte : «Déterminés à poursuivre les efforts de médiation»

Le Qatar et l'Égypte ont annoncé leur détermination à «poursuivre leurs efforts de médiation afin de parvenir à un accord pour mettre fin à la guerre à Ghaza».

Dans un communiqué rendu public vendredi en fin d'après-midi, le ministère des Affaires étrangères du Qatar a annoncé que les deux pays «poursuivent, leurs efforts de médiation, afin de parvenir à un accord pour mettre fin à la guerre à Ghaza».

Cette déclaration intervient quelques heures après les déclarations de Steve Witkoff, suivies par celles de Donald Trump, annonçant le «retrait» des Etats-Unis de la table de négociations indirectes, et accusant le Hamas de «ne pas vouloir arriver à un accord».

«Les efforts de médiation se poursuivent pour parvenir à un accord qui garantisse la protection des civils et l'échange de détenus et de prisonniers», rassure le communiqué du ministère des Affaires étrangères du Qatar, qui note que des «progrès ont été réalisés au cours des trois dernières semaines de négociations intensives sur Ghaza», ce qui confirme les déclarations des factions de la résistance Palestinienne (voir notre édition d'hier).

Le Qatar et l'Egypte expliquent aussi que la «suspension des négociations pour tenir des consultations avant de reprendre le dialogue est normal dans le contexte de négociations complexes», allusion à la décision américaine. La déclaration appelle à «ne pas se laisser influencer par des fuites médiatiques visant à minimiser les efforts et à influencer les négociations».

L'appel des deux pays médiateurs cible particulièrement les «médias internationaux» qui sont invités à «ne pas saper les efforts visant à mettre fin à la guerre», mais plutôt à «mettre en lumière les souffrances sans précédent à Ghaza».

UNRWA : Les largages d'aide pourraient tuer des personnes affamées à Ghaza

Le Commissaire général de l'UNRWA, Philippe Lazzarini, a mis en garde contre les largages d'aide alimentaire à Ghaza, affirmant que cette solution «ne mettra pas fin à la famine qui s'aggrave davantage, et pourrait tuer des personnes affamées». «Les largages d'aide à Ghaza ne sont qu'une diversion et un écran de fumée. Le blocus doit être levé, les points de passage ouverts et l'ONU et ses partenaires doivent être autorisés à opérer sans entrave», a déclaré Lazzarini.

Le chef de l'UNRWA a ajouté que l'équivalent de 6.000 camions d'aide, stationnés en Jordanie et en Égypte, attendent le feu vert pour entrer à Ghaza. «L'acheminement de l'aide par voie terrestre est beaucoup plus facile, plus efficace, plus rapide, plus sûr et plus digne pour la population de Ghaza», a-t-il ajouté.


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