Algérie

Gendarmerie nationale à Tizi-Ouzou


«Le redéploiement est une affaire de temps» Quelques années après la délocalisation de plusieurs brigades de gendarmerie (14 sur les 20 recensées) dans la wilaya de Tizi-Ouzou, le colonel Salim Belazzouz, a donné hier le détail des opérations de ce corps quant à la lutte contre la criminalité et autres délits dans la région, en affirmant que «le redéploiement est une affaire de temps». Ainsi, pour l’année 2006, entre crimes et délits signalés à la gendarmerie, 246 affaires concernant des crimes et 1.449 délits ont été traités, aboutissant à la mise sous mandat de dépôt de 106 personnes. Le colonel a affirmé par la suite que «la gendarmerie assure une couverture sécuritaire d’environ 29%, soit une surface sécurisée de 97% de la wilaya». Lors des débats avec la presse, le colonel Belazzouz a d’abord affirmé que «le corps de gendarmerie n’a aucun complexe pour mener à bien ses missions», soulignant que le passé est autre chose et qu’il n’est comptable que pour l’année 2006. Concernant le redéploiement des brigades dans la région, il dira que «la gendarmerie sera à terme présente dans chacune des communes de la wilaya» et qu’ «actuellement, elle est en attente de la réalisation des infrastructures devant abriter les brigades». Toujours selon lui, «les communes, les citoyens et les comités de villages demandent instamment et quasi-quotidiennement le retour des brigades délocalisées». Il poursuit, statistiques à l’appui, en affirmant que «dans les villages où auparavant on ne connaissait ni crime ni délit, on a recensé une nette dégradation des conditions sécuritaires». Pour ce qui est du niveau intellectuel et des compétences des effectifs, le colonel assurera que «le corps a véritablement fait sa mue avec des gendarmes possédant au moins deux années universitaires et des officiers à partir de sous-lieutenant possédant soit une licence soit un ingéniorat». Il ajoutera : «La gendarmerie est une institution algérienne, et donc le reflet de notre société ; nous n’avons pas importé de gendarmes».Abordant la question des sanctions contre les gendarmes ayant été à l’origine de dépassements lors du printemps noir, l’officier dira que «cette question est prise en charge par les instances concernées». Sur les kidnappings en Kabylie, dont le nombre est d’une quinzaine, le colonel signalera que «les enquêtes sont encore en cours et, pour l’heure, nous ne pouvons rien dire afin de ne pas gêner le cours de ces enquêtes». A suivre les explications du premier responsable de ce corps de sécurité pour la wilaya, il semble bien que, dès cette année, des brigades pourraient réinvestir les communes d’où elles ont été délocalisées. Pour l’heure, le colonel affirme que c’est juste une affaire d’infrastructures. Cependant, il reprend en précisant que «le corps est là et assume normalement ses missions telles les barrages de contrôles, les sorties sur le terrain et la circulation routière et autres services dépendant de la gendarmerie». Le palmarès affiché est certes élogieux mais il faut dire que beaucoup de communes ne sont pas encore «sécurisées» car ne possédant ni police ni gendarmerie. A propos de la circulation routière, il est enfin affirmé que la wilaya sera incessamment dotée d’un escadron de sécurité routière.
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