
Ils auraient pu se faire appeler « six garçons et une fille », mais Gaâda dont la traduction difficile leur sied à merveille rappelle l'immensité du désert au parfum de leur jeunesse, aux hymnes à l'amour dont ils ont su transporter les souffles doux du vent du Sud, de Béchar à Paris. Un point de départ, de naissance, une ville qui marque cette routesemée d'innombrables ksour s'égrenant le long d'oueds aux consonances berbères, marquant leurs pauses à chaquepalmeraie, à chaque oasis, pour y « remplir » un thé juste le temps de respecter un rituel quasi ancestral et repartir ànouveau. Un point d'arrivée, l'inévitable Paris pour les artistes algériens à la recherche de leur art dans une ville quiressemble en tous points à une immense oasis, pour la pause de tous les arts qui viennent lui jurer existence. Et ilschantent. « Besmallah jit enzour » l'évocation du pèlerin venu se mettre sous la protection de la pureté des Saints et du Prophète (QSSL), de la pureté de leurs sens de la sagesse et du pouvoir spirituel qu'ils exercent par cooptation, sans violence, ni mensonge. Calmement d'abord, pour ne point faire de la musique une arme qui effraie, puis crescendo, leur rythme se fait de plus en plus envoûtant, comme pour accompagner le mélomane vers une élévation de l'extase. Vers l'atteinte impossible de l'infini, de la spiritualité. Une véritable thérapie qui se termine selon la perception de chacun par une djedba, la transe tant recherchée par celui qui veut se rapprocher de lui-même, pour se
redécouvrir la nécessaire nudité. Pour le plaisir de ses fans, le groupe Gaada diwan de Bechar sera en concert à Alger jeudi le 28 Aout à 21h30 au théâtre de verdure du complexe Laadi Flici (à coté de l'hotel Aurassi ).
Tarif du billet: 700da/personne
Source : Kherdja.com
 
Posté par : litteraturealgerie
Ecrit par : Rédaction