Algérie

FRANCE Une rentrée littéraire alléchante, mais sombre

Jouissance, amour, crise et politique, grand large ou huis clos, rires et larmes : avec 646 romans français et étrangers, la rentrée littéraire s'annonce alléchante, sertie de plusieurs joyaux comme Les Lisières d'Olivier Adam ou Home de Toni Morrison.
Le nouveau roman d'Olivier Adam (Flammarion) part déjà favori pour les prix d'automne. Il met en scène un écrivain à succès divorcé et père du week-end frustré. Un accident l'oblige à retourner dans la banlieue étriquée de son enfance. Il se sent décalé. A la périphérie d'un pays, à la lisière de la vie. Dixième roman du Nobel de littérature et célèbre romancière noire américaine, Home (Christian Bourgois) reprend les thèmes de l'exclusion et de la rédemption chers à Toni Morrison. Dans l'Amérique des années 1950 raciste, sauf quand il s'agit d'envoyer des soldats noirs au front, un jeune homme revient de Corée, traumatisé. Philippe Delerm, lui, avec Je vais passer pour un vieux con (Seuil), ausculte avec fantaisie les banalités que nous égrenons tous. «Plus on va dans l'infime, plus on a de chances de trouver l'universel», assure-t-il. Parmi les plus scrutés aussi, le journal de la campagne de François Hollande par Laurent Binet, Rien ne se passe comme prévu (Grasset). L'auteur très remarqué de HHhH s'est attaché aux pas du candidat socialiste et raconte avec une subjectivité assumée les coulisses de la course à la présidence. Laurent Gaudé suit, lui, le crépuscule d'Alexandre le Grand dans Pour seul cortège (Actes Sud). Quant à Florian Zeller, il jongle avec le désir et les amours de trentenaires dans La jouissance (Gallimard). Démesure sexuelle aussi dans Chaos brûlant (Seuil) de Stéphane Zagdanski, chronique tragicomique d'une aliénation dont l'affaire DSK fut le révélateur. C'est aussi l'illusion de l'amour que radiographie Tahar Ben Jelloun dans Le bonheur conjugal(Gallimard). Pour sa part, Philippe Claudel rend hommage au milieu modeste dont il est issu dans l'enivrant Parfums (Stock) et Nathalie Démoulin dépeint dans La grande bleue (La Brune) la vie d'une ouvrière qui rêve d'échapper à son destin et se retrouve mère à 20 ans dans une HLM de Vesoul.
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