Algérie

Fair-Play


Déjà une autre guerre Deux présidents de club, Allik et Hannachi, se sont réconciliés dans la soirée de samedi en enterrant la hache de guerre, mais en ont déterré une autre. Le comité olympique initiateur de cette action a cautionné cet état de fait en acceptant les conditions d?une réconciliation balisée au départ par une des deux parties. En effet, le président usmiste, en conditionnant l?initiative du COA par la non-présence des responsables du football national, a ouvert une autre brèche qui risque d?avoir des répercussions dans les relations futures entre les deux parties. Le ton a été donné lors du match télévisé entre l?USM Alger et l?ASO Chlef, où des banderoles bien mises en évidence face aux caméras étaient annonciatrices d?une guéguerre qui trouvera son prolongement à travers des communiqués du club algérois qui refuse l?appel lancé par la Ligue nationale de football qui demande de mettre fin à de telles pratiques. Le comité directeur du club algérois, arguant le droit à la liberté d?expression de ses supporters, laissera, faut-il le comprendre, libre cours aux slogans anti-structures de notre football. Une attitude condamnable à l?heure de la réconciliation, car elle ne fait qu?envenimer des relations qui se doivent d?être, avant tout, professionnelles, loin de toutes passions et de toutes pressions. Les choses, malheureusement, ont été totalement déviées de leur cours normal pour bouleverser toute la hiérarchie structurelle. Ainsi donc, pour avoir trop négligé les dérapages enregistrés jusque-là, notre football se retrouve en train de gérer les humeurs des uns et des autres au lieu de se consacrer à son développement, voire à son renouveau. Les déclarations incendiaires et les vocables tout à fait nouveaux de plusieurs présidents de club, médiatisés à outrance ces dernières années, faut-il le souligner, se sont incrustés dans le lexique de la discipline pas du tout habituée à ce genre de dérapages. Le comité olympique s?est laissé, lui aussi, entraîner dans cette bipolarisation qui n?a que trop duré dans notre football, omettant de ce fait que plusieurs autres présidents de club sont en « guéguerre » et méritent d?être écoutés. L?initiative aurait pu s?élargir à l?ensemble de ces présidents qui souhaiteraient se faire inviter, voire, pourquoi pas, récolter quelques dividendes. Voilà à quoi est réduit notre sport roi qui s?est totalement séparé de ses principaux acteurs, à savoir les footballeurs, pour prêter une oreille attentive aux « gâteries » des uns et aux « entourloupettes » des autres.Ce mauvais match ne fait pas, heureusement, l?unanimité chez les supporters qui ont compris depuis fort longtemps que le football ne se joue plus sur un terrain mais dans les coulisses, voire dans des salons feutrés.
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