Algérie

Exportations hors hydrocarbures


L’heure de l’après-pétrole a-t-elle sonné? Invité de la rédaction de la radio chaîne 3, Mohamed Benini, directeur général de l’Agence nationale de promotion du commerce extérieur (Algex) a longuement évoqué, ce jeudi, le faible flux des exportations hors hydrocarbures qui n’arrivent pas à dépasser la barre des 800 millions de dollars par an. Pour M. Benini, «le commerce extérieur n’a été ouvert que dans un seul sens». Dans l’autre sens, (et là, tout le monde l’aura compris) ce sont de grandes quantités de pétrole et de gaz qui procurent à notre pays des recettes en devises, des ressources importantes. Hors hydrocarbures, le commerce extérieur algérien reste dominé, essentiellement, par les importations qui concurrencent dangereusement la production nationale. Le développement des exportations hors hydrocarbures reste, à cet égard, une préoccupation de premier ordre pour les pouvoirs publics. M. Benini reconnaît, à ce sujet, les efforts déployés pour promouvoir ces exportations. Il rappellera que la volonté des pouvoirs publics à rendre plus fluides les circuits des exportations s’est traduite concrètement sur le terrain par la levée de certains obstacles au niveau des ports et aéroports ainsi qu’en matière de manutention et de formalités douanières. L’orientation économique mise en application doit être, néanmoins, soutenue par une indispensable «mise à niveau» ainsi que par «une organisation par filières». M. Benini fera remarquer, en outre, que de par sa situation géopolitique, l’Algérie est un carrefour très intéressant, notamment grâce à sa proximité des grands marchés européens, maghrébins et africains. Le DG de Algex insistera, toutefois, sur le fait qu’il n’existe pas dans le monde de «marchés faciles» et qu’il y a lieu, par conséquent, de respecter précisément certaines conditions d’accès à ces marchés. Et si M. Benini estime qu’il n’y a pas de «blocages» qui s’opposent véritablement aux opérations d’exportation en Algérie, il fera part de la nécessité pour les opérateurs algériens à acquérir de nouveaux réflexes. S’agissant de la réglementation bancaire régissant les opérations d’exportation, M. Benini insistera longuement sur la nécessité d’un plus grand «assouplissement» afin d’être plus compétitif à l’échelle internationale et disposer d’un meilleur rapport qualité/prix. Concluant sur une note optimiste, le DG d’Algex estimera que l’Algérie a, aujourd’hui, des arguments à faire valoir sur le marché international et des capacités réelles pour faire face à ce nouveau défi.
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