Algérie - Revue de Presse

Evocation



Les martyrs d?Oran honorés Le Grand hôtel a abrité, mardi, une cérémonie dédiée à la mémoire des « martyrs de la ville d?Oran ». Cette initiative de la direction de l?entreprise de gestion touristique de l?Ouest, organisme propriétaire de l?hôtel, a été marquée par la présence de quelques personnalités locales, dont l?ancien officier de l?ANP Moulessehoul (le père de l?écrivain Yasmina Khadra) et M. Boughrassa qui, dans son intervention, a suggéré de « regarder vers l?avenir en mettant tous les espoirs dans la jeunesse et les nouvelles générations pour reprendre le flambeau. » Le hall de l?établissement a abrité, pour l?occasion, une exposition de photos immortalisant un échantillon de héros, mais aussi des héroïnes de la guerre d?Algérie, une collection de Tchico Bouhassoune. C?est le cas, à titre d?exemple, des deux s?urs Benslimane et de Soufi Zoubida qui ont donné leurs noms à deux rues, les premières au centre-ville et la seconde à Maraval. Les organisateurs ont invité pour cette occasion la fille de Mouffok Abd El Kader. Bachelier en 1943, celui-ci était le compagnon de Didouche Mourad et Larbi Ben M?hidi et a exercé au ministère de la justice avant de rejoindre les rangs des combattants de l?indépendance. Une photo le montre d?ailleurs dans une scène de reconstitution d?un meurtre. Lors de cette cérémonie, il était beaucoup question des sacrifices des quartiers, tels que M?dina Djdida et El Hamri, qui ont abrité le mouvement national, Oran étant à grande majorité européenne durant la période coloniale. L?école El Fellah, fondée en 1935, et les scouts musulmans ont été évoqués comme repères identitaires. A propos d?identité, la musique et la chanson ont également joué un rôle important. « Qahouat Tazi oua Blaoui, el phonoraphe qaoui », déclamait un participant avant de citer les cafés célèbres de l?époque : Sahraoui, Rguigui (particulièrement traditionnel), Bendouma, etc. Invité également, le fils d?El Hachemi Bensmir, lui aussi détenteur du statut de cheikh, a interprété un passage de l??uvre de son père « Bia daq el mor », un titre devenu un classique du « Melhoun ». Mais l?exemple le plus édifiant concerne Mohamed Belmokhtar, douanier de profession et batteur par vocation. Une photo de lui est consacrée avec son groupe Djelloul Bendaoud. Cette troupe moderne avec violons, percussions exotiques et guitare électro-acoustique, évoque de manière peut-être trompeuse une jeunesse insouciante.


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