Algérie

...et les autres nouvelles



-Livre : Bendif au CNL Après ses déclarations au SILA 2010, la ministre de la Culture, Khalida Toumi, a tenu parole. Ainsi, le directeur du Centre national du livre a été nommé en la personne de Hassen Bendif, bien connu des milieux de l'édition et du livre pour avoir été notamment directeur général de la défunte maison publique d'édition, l'ENAL, puis libraire et distributeur. Connu aussi pour son sens de l'humour, Hassen Bendif a donc couvert dans sa carrière la plupart des métiers de la chaîne du livre. Un atout pour créer une synergie entre tous les maillons. Il devra développer de nombreux talents pour offrir aux professionnels toute l'écoute et la disponibilité qu'ils attendent. Mais, en attendant, il doit déjà mettre sur pied le CNL !

-Le saviez-vous' : Ifri la bien cachée Nous signalions ici-même la tenue à Oran, à partir de demain, d'un colloque international de trois jours sur «Le nom propre de l'homme, de l’habitat, du relief et de l’eau» à l'initiative du Haut commissariat à l'amazighité.
Il n'est pas inintéressant, à cette occasion, de relever que le premier nom de la deuxième ville du pays, était «Ifri», selon Ibn Khaldoun qui le rapportait dans sa fameuse Histoire des Berbères. Oran donc se serait nommée à l'origine, exactement comme le petit village près d'Ighzer Amokrane (wilaya de Bejaïa) où s'était tenu le Congrès de la Soummam en 1956, évènement considérable dans l'histoire de la guerre de Libération nationale. Pour la première fois, en effet, à la barbe de l'armée coloniale, les responsables de la révolution algérienne s'étaient réunis. Quand on sait qu'en tamazight, le nom «Ifri» appartient à la même famille de mots que le verbe «ifer» (se cacher), on comprend mieux pourquoi l'état-major du FLN-ALN avait choisi l'endroit pour organiser une rencontre aussi importante, de manière aussi discrète. «Ifri» signifierait «abri», éventuellement «cachette», et désignait une grotte, une anfractuosité rocheuse, etc. Souvent en mesure de servir d'habitat ou de halte troglodyte. -Musique numérique : No music lands ' Le marché de la musique numérique représente déjà un tiers du chiffre d'affaires mondial de la musique. Aux Etats-Unis, cette part est de près de 40 % déjà. Les prévisions confirment une baisse continue des ventes physiques (CD, DVD…) au profit des plateformes de téléchargement estimées à 400 sur Internet avec une offre globale de 11 millions de titres ! Derrière cette évolution, on trouve les progrès technologiques, familiers des jeunes générations, mais aussi la volonté des industries du disque de mettre fin au piratage. L'Europe est à la traîne de ce processus avec des ventes numériques de 15 % seulement, fortement concurrencées par des services de peer-to-peer (entre consommateurs) illicites. Mais que deviendront les pays du Sud où l'on ne peut généralement accéder à la musique qu'à travers le piratage '  

-Marseille : Algériens mis au banc ! Entamées le 10 novembre, "Les Rencontres à l'échelle", organisées par Les Bancs Publics, lieu d'expérimentations culturelles de Marseille, s'achèvent dans une semaine. Pour la 5e éditon de cette manifestation pluridusciplinaire dédiée à la création contemporaine, le programme fait la part belle à l'Algérie. Notons cette lecture-hommage à Saïd Mekbel par Monika Borgmann, suivie d'une rencontre animée par notre confrère Adlène Meddi. L'artiste-photographe Ammar Bouras sera présent à travers une performance-projection collective au titre étonnant, Tu n’as rien vu, presque. Le chrorégraphe, Hamid Ben Mahi, présentera son spectacle tiré du roman de Hamid Skif, La Géographie du danger. Autres écrivains algériens présents, Mourad Djebel, Ryad Girod et notre autre confrère, Mustapha Benfodil, quasiment en vedette, avec deux textes inédits mis en scène : De mon hublot utérin, je te salue humanité et te dis blablabla et Les borgnes ou le colonialisme brut. Heureusement que ses titres à El Watan sont plus courts !

-Fellag : Orage mécanique Après le spectacle Tous les Algériens sont des mécaniciens, l’humoriste Fellag, toujours dans la même veine, vient de publier un livre-album intitulé Le Mécano du vendredi (Ed. J.C. Lattès). Il y restitue les années 1980 où les «bons Sonacome», mystérieusement distribués, permettaient d'accéder à des véhicules, dont la fameuse Zastava. Ce livre raconte l'histoire d'un certain Youcef aux prises avec son antique 4L et le reste de la société. L'ouvrage est illustré par le talentueux dessinateur et bédéiste Jacques Ferrandez.

-Festival d’Amiens : Salim Aggar dans le cycle Algérie et Histoire La colonisation de l'Algérie et la guerre d'indépendance ne finissent pas de faire parler, écrire et filmer. Ainsi, la 30e édition du Festival international d'Amiens (France) qui s'achève aujourd'hui, a consacré un cycle à ce thème. On y a vu notamment les documentaires Algérie, images d'un combat, du Belge Jérôme Laffont sur la vie de René Vautier et L'Algérie, De Gaulle et la bombe, réalisé par Larbi Benchiha sur les essais nucléaires de Reggane. Seule production venue d'Algérie, le deuxième documentaire de Salim Aggar, Paroles d'un prisonnier français de l'ALN (ENTV-Belvédère Production, 2010) est le témoignage d’un militaire français détenu pendant 114 jours par les unités dépendant du colonel Amirouche. Diffusé le 1er novembre dernier, en versions arabe, française et amazighe, sur la Télévision algérienne qui l'a produit, ce deuxième documentaire de Salim Aggar a retenu l'attention des téléspectateurs. Sa sélection à Amiens est une consécration qui en annonce d'autres. Le film, nominé pour le prix du Documentaire et reportage méditerranéen qui sera décerné le 1er décembre, présente de beaux atouts pour cette distinction. -Cinéma : Le Festival d’Oran de retour La 4e édition du Festival du film arabe d'Oran aura lieu du 16 au 23 décembre, sous l'égide du ministère de la Culture, son commissaire étant Mustapha Orif, par ailleurs directeur de l'Agence algérienne pour le rayonnement culturel. Le programme serait annoncé prochainement mais on signale qu'il comprendra les principales productions récentes. Il est déjà question que l'édition 2011  revienne en été, ce qui est sans doute plus adapté à une ville aussi méditerannéenne qu'Oran.

-L'Emir Abdelkader : Toujours d'actualité L'Emir Abd El Kader a reçu récemment, à titre posthume, le Prix de la Tolérance, décerné par la Fondation Ousseimi, basée à Genève et connue par son action de mécénat culturel dans le monde. L’APS, qui rapportait l’information, a précisé que le représentant permanent de l'Algérie auprès des Nations unies à Genève, l’ambassadeur Idriss El Jazaïri, a déclaré lors de la cérémonie que l’Emir «est le fondateur de l’Etat algérien contemporain, un résistant chevaleresque à l’invasion coloniale mais aussi, et surtout, un croyant, un soufi, un poète et un promoteur résolu, avant l’heure, du droit humanitaire et des droits de l’homme». Il a ajouté que «c’est en grande partie à son rôle précurseur dans l’affirmation de valeurs universelles qu’on a trop tendance à associer à la civilisation occidentale ,qui vaut à l’Emir ces témoignages sans cesse renouvelés».

-Concert à Paris : Djamel Allam fête ses 40 ans ! Le toujours jeune chanteur Djamel Allam sera demain sur la scène du Cabaret Sauvage, au Parc de la Villette à Paris, pour un concert exceptionnel qui marquera ses 40 ans de scène. L’artiste a invité à cet anniversaire de nombreux amis : Khaled, Amazigh Kateb, Cheikh Sidi Bemol, Gaâda de Bechar, Kamel Hamadi, Akli. D, Sid Ahmed Agoumi, Kamel El Harrachi et d'autres, si bien que la soirée promet d'être un véritable voyage dans la chanson algérienne. Sur le thème du Youyou des anges, titre de son dernier album, emprunté à un vers de la chanson-culte de Farid Ali, et sorti à Alger en 2009, Djamel Allam revisitera une carrière magnifique marquée par une intimité remarquable entre le patrimoine musical ancien et les expressions les plus contemporaines et les plus universelles. Dès ses débuts, dans les années 1970, Djamel Allam s’est distingué par des compositions désormais gravées dans la mémoire des Algériens.

-Dakar : Fin d'année festive  Après avoir été reporté à plusieurs reprises, depuis au moins trois ans, le Festival mondial des arts nègres va enfin se tenir dans la capitale du Sénégal, du 10 au 31 décembre prochain. Si le programme n'a pas encore été diffusé dans ses détails, on sait par la voix du délégué général de cette manifestation essentiellement africaine, mais aussi transcontinentale, que 2400 artistes issus du continent et de la diaspora y participeront. Avec le sens de la fête des Sénégalais, cela promet de l'animation et un réveillon de dimension mondiale !
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