Algérie

Enquête sur les infections nosocomiales

8% des patients hospitalisés à Mustapha en sont touchés cette enquête nationale de prévalence, première du genre, est dirigée par le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière. Lancée depuis quelques semaines, cette étude permettra une description globale des infections nosocomiales dans ces structures. Un aspect très important dans le programme de l?hygiène hospitalière mais très peu développé. Cette étude permettra aussi aux autorités sanitaires de mettre en place un plan national de lutte contre ces infections. Il est connu que plusieurs facteurs de risques interviennent dans l?apparition de ces infections bien qu?une partie, d?entre elles, soit liée à une mauvaise qualité des soins, la majorité est liée à l?état du patient hospitalisé et à la technicité des actes et traitements nécessaires. En attendant les résultats définitifs de cette enquête nationale, il a été observé à l?hôpital Mustapha Bacha que 8% des malades hospitalisés ont une infection nosocomiale. Le travail effectué durant 6 jours, au mois de juin, dans l?ensemble des services d?hospitalisation (23 services), sur un nombre de 926 patients hospitalisés, a relevé près de 78 infections. Parmi elles, les infections urinaires sont les plus fréquentes, suivies des infections respiratoires et des infections du site opératoire (ISO). Les services les plus touchés sont la réanimation, en premier lieu, la chirurgie, les services de dermatologie et ORL. Ces résultats préliminaires, dont l?analyse est toujours en cours, montre ainsi que le risque de développer une infection est très élevé. C?est ainsi que le recours au traitement par antibiotiques est systématique. Ce que conteste les spécialistes pour des raisons de résistance bactérienne aux antibiotiques . « Il y a une prescription excessive d?antibiotiques. Cette utilisation excessive, dans certaines circonstances, peut favoriser la survenue de résistances aux antibiotiques », nous explique-t-on. Ce qui pourrait remettre en cause les capacités d?intervention thérapeutique. A noter que chaque établissement hospitalier dispose d?un Comité de lutte contre les infections nosocomiales (CLIN), lequel est chargé d?organiser et de coordonner la surveillance, la prévention et la formation continue en matière de lutte contre les infections nosocomiales. Il est composé de médecins, de pharmaciens, d?infirmières et de directeurs d?établissement. Une instance qui constitue, entre autres, un des axes principaux dans la lutte contre ces infections. La stérilisation des dispositifs médicaux, les bonnes pratiques de désinfection, la prévention de la transmission d?agents infectieux véhiculés par le sang au cours des soins et l?organisation de la lutte contre les infections nosocomiales dans les établissements de santé sont les recommandations retenues au niveau mondial. La prévention consiste en la mise à la disposition des établissements de santé de solutions antiseptiques et de désinfectants conformes aux normes biocides et adaptés aux conditions d?usage. Assurer une meilleure surveillance des étapes de stérilisation (nettoyage, désinfection et conditionnement du matériel à stériliser) est aussi très important. Lors d?une journée d?étude organisée par la société Nosoclean, au mois de mai dernier, représentant officiel des laboratoires Anios, spécialisé dans la commercialisation de désinfectants, les intervenants ont insisté sur le renforcement des conditions d?hygiène, à savoir le lavage des mains avec le savon liquide au lieu du savon de Marseille et une surveillance systématique sur les sites opératoires. Il a été aussi mis l?accent sur la redynamisation des comités de lutte contre les infections nosocomiales dans les établissements de santé et la redéfinition du rôle du pharmacien hospitalier. Selon certains intervenants, des enquêtes parcellaires réalisées dans certaines structures hospitalières ont montré qu?un malade sur quatre contracte une infection nosocomiale en milieu hospitalier. Ce qui représente en moyenne un taux de 25% des malades touchés par ces infections.
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