
L'EPH de Aïn El Hammam, à cinquante kilomètres au sud-est de Tizi Ouzou, attire chaque jour des centaines, voire des milliers, de visiteurs qui viennent de plus de vingt kilomètres à la ronde.Chaque malade hospitalisé draine la moitié de la population de son village qui vient aux nouvelles. Ce qui ne va pas sans entraîner moult désagréments qui se répercutent sur le repos des patients hospitalisés.Paradoxalement, c'est l'endroit où le calme absolu doit régner, un calme absolu qui tend à devenir plus bruyant qu'un marché. Les nombreux véhicules qui arrivent dès le matin se font plus nombreux au fur et à mesure que l'heure de visite approche. Chacun voulant être près du portail d'entrée, les trottoirs sont vite squattés avant que les derniers arrivés ne stationnent en seconde position. Lorsque les fourgons de transport s'en mêlent, la chaussée se réduit alors à une seule voie sur plus de 300 mètres. Personne ne consentant à céder le passage, il s'ensuit alors un embouteillage inextricable, qui dure parfois sur plus d'une demi-heure. Les concerts de klaxons, mêlés aux vociférations des conducteurs coincés au milieu de la file de voitures créent un charivari digne des plus grands marchés.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Nacer Benzekri
Source : www.elwatan.com