Algérie

Echéances


Le pays évolue encore au rythme des exportations des hydrocarbures. Ce secteur assure au pays quelque 97% des recettes du pays. Faut-il se féliciter que l?Algérie engrange des milliards de dollars lorsque dans le même temps ces sommes importantes de devises ne profitent pas au développement d?autres secteurs ? L?échec des politiques menées jusque-là pour réussir le passage à une économie diversifiée pourtant pendant longtemps mise en avant par les gouvernements successifs a un coût que seule la population semble devoir payer. Parce que, d?une part, l?échec en question se traduit en manque de création d?emplois durables, de développement des pans entiers de notre économie et induit des retards supplémentaires dans le domaine social. La population sera certainement celle qui devra supporter le coût des retards et des déconfitures dans la conduite des réformes pourtant si nécessaires au pays. D?autre part, il y a lieu de méditer sur tous ces rendez-vous ratés dans la recherche de nouvelles niches de croissance. Il y va du logement, dont il ne s?agit pas seulement de compter les unités construites si l?on ne s?assure pas de l?équité dans la distribution ou l?affectation. De l?égalité des chances pour tous les postulants à trouver un emploi. Comme aussi de l?amélioration de l?environnement des affaires où il sera possible de mener à bon port des projets aussi emblématiques que l?ouverture de certaines banques publiques présentée comme gage de bonne volonté de transparence de la part des pouvoirs publics. Depuis pratiquement le début des années 2000, qui coïncident bien évidemment avec la remontée des cours de pétrole sur le marché international, l?Algérie n?a pas réussi à briser cette fatalité de dépendance vis-à-vis des marchés extérieurs. On a vu comment le pays s?est enferré dans la paresse du confort de la rente pétrolière qui corrompt toute volonté véritable en velléités ou en foucades lorsqu?il s?agit d?entreprendre, par exemple, dans des secteurs aussi vitaux que l?agriculture pour alléger le poids de la dépendance des importations. Et cela sans compter les phénomènes de corruption et de gaspillage qui sont autant de fois d?occasions ratées de démocratiser la gestion des affaires du pays que d?échéances passées sans être arrivé à se réconcilier avec des pratiques démocratiques.
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