Algérie

Dr Ali Abda, sous-directeur du contrôle sanitaire au ministère de l'Agriculture et du Développement rural 'L'équilibre entre l'offre et la demande, peut stabiliser les prix"


'Liberté" : En votre qualité de responsable du contrôle sanitaire, pourriez-vous éclairer nos lecteurs sur les mesures que vous avez prises pour l'approvisionnement du marché en viandes rouges durant le mois de Ramadhan'
Dr Abda: 'En fait, depuis quelques années déjà, les opérateurs algériens ont appris à programmer, bien avant Ramadhan, leur approvisionnement. Ainsi pour les viandes rouges, la programmation a commencé à partir du mois de janvier. Des dérogations sanitaires d'importation ont été attribuées à partir de cette date. De toute façon, ces importations ne sont qu'un complément de la production nationale.
Pourriez-vous nous communiquer le volume des importations en 2012 par rapport à 2011 en viandes rouges en prévision du mois sacré du carême'
'Les volumes des importations pour le 1er semestre 2012 sont légèrement supérieurs à ceux de 2011 et sont de l'ordre de 35 000 tonnes de viande bovine (congelée et fraîche).
L'UGCA s'inquiète de la hausse inconsidérée des prix des viandes rouges et avance la thèse de pratiques illicites et spéculatives que les pouvoirs publics n'arrivent pas à juguler, quel est votre point de vue '
L'UGCA, comme par ailleurs les associations de protection des consommateurs sont dans leur rôle. Il est vrai que les pouvoirs publics, avec tous les efforts qu'ils déploient n'arrivent pas totalement à juguler les abatages clandestins des maquignons et des chevillards avides de gain facile. Bien évidemment, ils profitent malheureusement du mois sacré de Ramadhan, qui, en principe devrait être synonyme de piété et de solidarité comme l'a souligné le président de la République, pour réaliser des sur-profits sur le dos de leurs compatriotes. Mais il faut bien comprendre une chose : en dehors de certains produits de base qui bénéficient du soutien de l'Etat, il n'y a plus de prix administrés. C'est 'équilibre entre l'offre et la demande qui peut les stabiliser. Je ne vous livrerais pas un secret en vous disant que nous accusons un déficit en termes de production nationale. Ce n'est pas l'objet de votre question, mais je peux vous affirmer que le ministère de l'Agriculture et du Développement rural a arrêté depuis longtemps des mesures d'aides aux producteurs nationaux pour réduire notre dépendance vis-à-vis de l'extérieur.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)