Algérie

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Le lancement de la 3G en Algérie pourrait bien se faire sans la participation «de l'un des trois opérateurs de téléphonie mobile, toujours endetté», a déclaré Mikhaïl Tiar, directeur général de la Poste au niveau du ministère de la Poste et des Technologies de l'information et de la communication (Mptic), en marge de la conférence de presse tenue hier à Alger par les organisateurs du salon Med-IT.
L'opérateur endetté, Djezzy, pourrait bien voir le contrat de la 3G lui passé sous le nez dans le cas où «ses créances» ne seront pas réglées. Autrement dit, la mise en place du projet se réalisera sans doute, avec l'absence de cet opérateur de téléphonie mobile. Les négociations portant sur le lancement du projet tant attendu de la troisième génération en Algérie, se retrouvent toujours en statu quo. Mikhaïl Tiar a estimé que cette situation résulte des nombreuses embûches rencontrées par la tutelle, «Nous n'avons pu assister à la floraison de la 3G, puisque nous avons été tenus par des aspects administratifs et juridiques pour préparer cet évènement», a-t-il expliqué. Le cahier des charges rédigé «a été suspendu pour le moment, en raison des dettes contractées par cet opérateur auprès des institutions», a-t-il soutenu. L'orateur a affirmé que des décisions seront prises «incessamment» pour donner vie à ce projet, même sans la participation de «tous» les opérateurs. Revenant sur la situation des TIC dans le pays, le DG de la Poste a affirmé que «l'Algérie a privilégié l'inclusion de tous les citoyens dans ce processus, d'où le retard enregistré». Il a déclaré que, d'ici la prochaine rentrée sociale, de nouveaux changements seront opérés dans le secteur des technologies. Plusieurs mesures «préconisées» dans les nouveaux textes de lois, portant notamment sur la portabilité du numéro de téléphone, l'uniformisation des fichiers civils, la réorganisation du ministère par la création de directions spécifiques ainsi que la restructuration très prochaine d'Algérie Télécom, feront l'objet d'une concertation des députés et des instances responsables en vue d'être promulguées et adoptées pour booster le secteur. S'agissant du projet de transformation de la poste d'Algérie en banque, M. Tiar a assuré que cela ne concerne nullement «une transformation de cet établissement public mais il s'agit simplement de le doter en filières» pour assurer les tâches d'une banque. En ce sens, il a signalé que d'ici le début de l'année 2014, deux filières seront opérationnelles. Il s'agit d'une administration responsable du courrier hybride et l'autre consacrée au transport de fonds et transport de valeur. Pas de problème de liquidités durant le Ramadhan Sur un autre volet, le directeur général n'a pas écarté la possibilité que des problèmes de liquidités «localement situés» soient rencontrés par les citoyens durant le mois sacré de Ramadhan, «nous risquons d'avoir localement des tensions, mais pas autant que les années précédentes». M. Tiar a expliqué que la crise de liquidités, ayant résulté «exclusivement» des rappels accordés aux salariés, ne se «reproduira pas» calmant ainsi les inquiétudes des ménages algériens.
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